/finance/business
Navigation

Les négociations reprendront chez une filiale d’Airbus

Coup d'oeil sur cet article

Confrontée à une menace de grève, la direction locale de Stelia Aerospace, filiale à part entière du géant européen Airbus, reprendra les discussions la semaine prochaine dans ce qui a toute l’allure d’un blitz de la dernière chance.

• À lire aussi: Air Canada fait l’acquisition de 26 appareils A321neo d’Airbus

• À lire aussi: Sanctions aux compagnies aériennes : Poutine contre-attaque

• À lire aussi: Royaume-Uni: un Global 6500 de Bombardier saisi

Les prochaines rencontres se dérouleront en continu les 29, 30 et 31 mars prochains, a laissé savoir l’équipe de négociation des employés, dans un bulletin d’information à l’intention de ses membres que Le Journal a pu consulter.

Les 200 employés de Stelia, à Saint-Laurent, autrefois à l’emploi de Bombardier, sont sans contrat de travail depuis décembre dernier. Les représentants syndicaux et la partie patronale se sont déjà rencontrés à 17 reprises, sans que l’on note le moindre progrès au niveau salarial. 

« Ils souhaitent réduire leurs coûts, explique Éric Rancourt, agent d’affaires de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA). Étrangement, c’est comme s’ils s’attendaient à ce que nos membres acceptent de diminuer leurs conditions de travail. » 

Une « offre inacceptable »

Le week-end dernier, le syndicat a présenté aux travailleurs l’offre patronale. Cette dernière proposait une hausse salariale de 2 % la première année et de 1,75 % les deux années suivantes. La filiale d’Airbus cherche aussi à réduire sa contribution au régime d’assurance collective et proposerait de mettre un terme au régime de retraite à prestations déterminées de ses employés.

À la suite du rejet unanime de l’offre patronale la semaine dernière, les travailleurs de Stelia se sont dotés d’un mandat de grève fort, appuyé par 99,5 % des membres. « Les membres se sont sentis trahis, explique Éric Rancourt. [...] Normal, dans le contexte inflationniste actuel, leur offre était inacceptable. »

Le chef à la table

C’est dans ce contexte qu’une deuxième ronde de négociations reprendra ce mercredi. L’ajout d’Hugo Brouillard, chef de la direction et des opérations de Stelia Canada, à la table de négociation de la partie patronale ravive l’espoir qu’une nouvelle dynamique s’installe.

Advenant l’échec et un débrayage des employés de Stelia, c’est toute la chaîne de production de l’A220 d’Airbus, à Mirabel, qui verrait le risque d’une interruption.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.