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Gestion des surplus d'électricité: l'ex-président d'Hydro-Québec rejette toute responsabilité

Éric Martel, PDG de Bombardier
Photo courtoisie Éric Martel, PDG de Bombardier

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L’ancien président d’Hydro-Québec, devenu numéro un de Bombardier il y a deux ans, ne regrette d’aucune manière les efforts déployés lorsqu’il était à la tête de l’institution pour attirer des centres de données au Québec et ainsi leur faire profiter des surplus d’électricité dont la société d’État disait alors disposer.

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« Le monde change. Les choses changent. Des fois, il y a des choses qui évoluent », a répondu Éric Martel au Journal, refusant toute responsabilité face au risque de pénurie d’énergie auquel Hydro-Québec se dit aujourd’hui confrontée.

M. Martel s’exprimait ainsi lors d’une mêlée de presse tenue plus tôt cette semaine, en marge d’une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal, consacrée à la situation financière de Bombardier. 

« Je ne peux pas spéculer là-dessus et répondre à ça, a-t-il d’abord réagi, cherchant à esquiver la question. Je ne veux pas être une belle-mère, pis commenter les sujets », a-t-il poursuivi avant de nous inviter à nous adresser à sa successeure à la tête d’Hydro-Québec. « [...] Sophie [Brochu] pourrait vous répondre à ça, clairement. »

La fin du buffet 

Avant de prendre la barre de Bombardier, Éric Martel a agi à titre de PDG d’Hydro-Québec pendant presque cinq ans, soit de juillet 2015 à mars 2020. 

C’est à ce moment qu’Hydro s’est mise à courtiser les centres de données, à l’aide de tarifs avantageux et de congés fiscaux. L’opération charme a fonctionné ; les Google, Microsoft, QScale, Amazon, OVHcloud et Vantage ont tous répondu à l’appel. 

On dénombre aujourd’hui 54 centres de données dans la province et Hydro-Québec s’attend à ce que les besoins de puissance de cette industrie triplent encore d’ici 2029.

Tant et si bien qu’Hydro-Québec, qui s’est engagée en plus à exporter de grandes quantités d’électricité vers les États-Unis, ne nage plus du tout dans les surplus énergétiques. 

À défaut de mieux, elle a d’ailleurs dû prévenir plusieurs clients d’envergure que le buffet à volonté de l’électricité au Québec était terminé. 

Dorénavant, nous dit Hydro-Québec, les nouveaux projets industriels seront choisis selon une grille de critères qui restent à définir, et les Québécois continueront d’être fortement encouragés à réduire leur consommation d’électricité.

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