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Recours à l’arme nucléaire: «ça peut nous conduire vers une escalade»

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Les pays qui possèdent l’arme nucléaire connaissent les conséquences dévastatrices qui pourraient découler de son utilisation, ce qui fait en sorte qu’ils ne sont pas tentés de la déployer malgré les menaces. 

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En ce qui concerne la Russie dans le présent contexte de guerre en Ukraine, le chercheur au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (Cérium), Jocelyn Coulon, est d’avis que le pays fait ce qu’il appelle «de la gesticulation politique pour faire peur».

«Le gouvernement russe rappelle qu’il a des armes nucléaires qu’il peut utiliser et, évidemment, il brandit cette option-là pour faire peur, mais chacun sait très bien que le jour où on engage une arme nucléaire, ça peut nous conduire vers une escalade qui va tous nous incinérer en quelques minutes», soutient-il en entrevue à LCN. 

Si le président russe, Vladimir Poutine, décidait d’avoir recours à l’arme nucléaire en Ukraine, M. Coulon croit que l’OTAN répliquerait en utilisant ce même type d’arme, ce qui pourrait enclencher une escalade. 

«Il risque d’y avoir une escalade parce que chacun va faire le calcul en se disant: est-ce qu’il faut que j’utilise d’autres armes nucléaires pour bien faire comprendre à l’autre que je suis sérieux et que je vais détruire ses objectifs?», avance le chercheur. 

Ce type de pensée peut alors s’enchaîner jusqu’à ce qu’une des deux parties cède.

«On rentre dans un cycle infernal qui peut nous amener à un échange nucléaire sur la totalité du territoire européen, mais aussi aux États-Unis puisque les États-Unis sont membres de l’OTAN», explique M. Coulon. 

Si une telle dégradation du conflit devait survenir, le Canada ne serait probablement pas épargné, ajoute-t-il. 

«Certainement que le Canada serait un objectif. C’est pour ça que je vous disais qu’ultimement, on peut se retrouver à être tous incinérés en une demi-heure, une heure», précise-t-il. 

Le chercheur au Cérium se veut toutefois rassurant, puisqu’il ne croit pas que les pays en viendront à utiliser l’arme nucléaire puisqu’ils sont conscients des dangers que cela pourrait entraîner. 

«Je pense que tout le monde à ça à l’esprit, et personne ne va franchir cette ligne rouge», déclare-t-il.

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