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Les maisons de l’île d’Orléans plus recherchées que jamais

L’inventaire de résidences disponibles est presque à sec, alors que c’était tout le contraire avant la pandémie

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Dès qu’elles arrivent sur le marché, la plupart des maisons de l’île d’Orléans s’envolent comme de petits pains chauds. « Je n’ai jamais vécu ça de ma vie », confirme le courtier RE/MAX Yves Émond. Il s’est même retrouvé pendant quelques semaines, récemment, avec un inventaire complètement à sec, une première dans sa carrière.

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Boudées pendant plusieurs années, les maisons de l’île d’Orléans ont désormais la cote plus que jamais auprès des acheteurs qui se les arrachent, gracieuseté du télétravail et de la pandémie.

• À lire aussi: Les ventes immobilières ralentissent... mais pas les prix

​Après un long passage à vide, de 2012 à 2019, le marché immobilier de l’île d’Orléans a repris du poil de la bête.

On s’y attendait un peu après avoir observé l’engouement pour les milieux ruraux ailleurs au Québec, mais jamais à ce point. 

Le revirement a été « spectaculaire » depuis deux ans, confirme l’agent d’immeubles de RE/MAX Yves Émond, une référence à l’Île. Il y a grandi ; il y vit toujours. 

« Là, ce n’est pas normal ce qu’on vit là. Ce n’est jamais arrivé avant », lance celui qui cherche désespérément des maisons pour les acheteurs venant d’un peu partout, particulièrement de la région de Montréal.

Retour en arrière, il y a 7 ans

Un retour dans le passé s’impose pour comprendre d’où l’on part. Dans un reportage publié dans nos pages en novembre 2015, nous faisions état d’un « record de pancartes à vendre » à l’Île.

Quebec
Photo Stevens Leblanc

Pas moins de 176 maisons étaient alors sur le marché. Du jamais-vu à l’automne.

Janvier 2017 : TVA faisait à son tour un reportage évoquant un délai de vente de presque deux ans, en moyenne. À l’époque, près de 215 résidences et terrains étaient en vente, un autre sommet.

On pointait alors du doigt le vieillissement de la population, le manque de services, la perte d’attrait des ancestrales coûteuses ou encore la vétusté du pont (qui sera remplacé d’ici 2027).

Ces facteurs ne freinent plus les acheteurs aujourd’hui, en quête d’un nouveau milieu de vie à la campagne, à 15 ou 20 minutes de la ville de Québec.

Une vingtaine de maisons à vendre

Au moment d’écrire ces lignes vendredi, Le Journal recensait seulement 22 maisons à vendre, incluant celles qui sont sur DuProprio.com. Quinze d’entre elles étaient affichées entre 739 000 $ et 5 M$. 

« Avant, on avait tout le temps entre 120 et 150 maisons à vendre sur Centris en mars. Là, il y en a 17 », souligne M. Émond.

Les courtiers se fendent en quatre pour essayer de trouver de nouvelles demeures.

« Les maisons [au] bord de l’eau sont très alléchantes pour les gens qui arrivent de l’extérieur. C’est très en demande. J’ai même vendu une maison à des gens de Vancouver. Les prix ont augmenté de 25 % à 40 % en un an et demi. C’est un marché de vendeurs et les vendeurs sont morts de rire », observe-t-il.

Offres multiples

Le phénomène de surenchère, que l’on observe partout ailleurs, n’a pas épargné l’île. Les offres multiples y sont très fréquentes. Jean-Pierre Jalbert-Boily, un autre agent RE/MAX qui vit à l’Île, confirme qu’il faut agir « vite ».

« Il y a moins de poissons dans le lac, mais il y a autant de pêcheurs, sinon plus. C’est une grosse vague. On a beaucoup d’acheteurs de Montréal. Les gens quittent la ville. Même si les prix ont monté beaucoup à l’Île, ça demeure abordable pour eux. » 


Ventes à l’île d’Orléans depuis deux ans (maisons unifamiliales)

 

En janvier 2022, on rapporte seulement 4 transactions, comparativement à 11 il y a un an, pour la même période.   

  • Note : ces données n’incluent pas les transactions réalisées sur DuProprio.com.    

* Source : Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ)

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