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Le milliardaire russe Roman Abramovitch a des intérêts financiers dans les Pages Jaunes

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Photo AFP Cette photo datant de mai 2015 montre Roman Abramovitch avant un match du Chelsea FC, l’équipe de soccer dont il est propriétaire.

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OTTAWA | Un milliardaire russe sanctionné par Ottawa pour ses liens avec Vladimir Poutine a des intérêts financiers au Québec, dans la firme montréalaise Pages Jaunes.

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Roman Abramovitch détient des parts de Pages Jaunes, via une société d’investissement basée aux États-Unis nommée Empyrean Capital Partners.

Cette firme de Los Angeles est un des plus importants actionnaires de l’entreprise montréalaise. Elle en détient 20,88 % des actions.

C’est la première fois qu’on découvre des intérêts du célèbre oligarque au Québec.

1,3 milliard $

Abramovitch aurait investi 1,3 milliard $ dans Empyrean Capital Partners et quatre autres sociétés du genre par le biais de Concord Management, une société de gestion immobilière située dans l’État de New York, d’après le New York Times

Treena Cooper, vice-présidente secrétaire et conseillère juridique principale de Pages Jaunes, assure qu’Empyrean « ne participe pas aux activités quotidiennes de Pages Jaunes et ne les influence pas ».

Interrogée à savoir quel impact les sanctions contre le milliardaire ont sur son entreprise, Mme Cooper souligne n’avoir « aucune connaissance » de qui détient Empyrean Capital Partners et donc des intérêts d’Abramovitch dans cette société.

Fonds gelés

Le gouvernement fédéral promet justement de créer un registre public pour révéler qui est derrière les entreprises canadiennes. C’est une des promesses de l’accord entre le Parti libéral du Canada et le Nouveau Parti démocratique rendu public la semaine dernière.

Mais la dispersion des milliards d’Abramovitch dans diverses sociétés, dont plusieurs sont basées dans des paradis fiscaux, rend leur traçage extrêmement complexe, voire impossible, a pu constater Le Journal.

Les investissements du milliardaire chez nous, en Europe et au Royaume-Uni ont été gelés. 

Les entreprises dont il possède des parts ne sont pas sanctionnées et peuvent donc continuer de fonctionner, mais il n’en tire plus aucun dividende et ne peut rien vendre. 

C’est aussi le cas aux États-Unis, d’après le Wall Street Journal, bien qu’il ne soit pas officiellement sanctionné par Washington.

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