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L’ex C Series ne sera plus un gouffre financier, dit Fitzgibbon

Mais le ministre prévient que l’A220 ne sera pas rentable avant quelques années

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Des millions ont été mis dans l’ancienne C Series (maintenant l’A220 d’Airbus) et le programme n’est toujours pas profitable, mais Québec demande encore un peu de patience aux contribuables québécois.

« Je suis très confiant que le programme sera très rentable pour les Québécois », a voulu rassurer le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, lors d’un événement de presse soulignant l’expansion du site de l’A220 à Mirabel. 

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, casquette d’Airbus vissée à la tête, mardi, lors d’un point de presse soulignant l’agrandissement des installations de production de l’A220 (ex CSeries), à Mirabel, dans les Laurentides.
PHOTO MARTIN ALARIE
Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, casquette d’Airbus vissée à la tête, mardi, lors d’un point de presse soulignant l’agrandissement des installations de production de l’A220 (ex CSeries), à Mirabel, dans les Laurentides.

En 2015, le gouvernement de Philippe Couillard avait investi 1,3 milliard de dollars dans la C Series développée à l’époque par Bombardier. Vendu pour 1 $ à Airbus en 2018, le programme n’est toujours pas rentable et n’avait plus aucune valeur comptable dans les livres du gouvernement, il y a quelques mois. 

Malgré tout, Québec, qui avait critiqué l’investissement des libéraux, a remis 380 millions $ pour garder 25 % du programme et tenter de récupérer en partie son dû. Airbus devrait racheter la part du gouvernement dans quelques années, quand l’A220 aura pris son réel envol. 

  •   Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio : 

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Encore du temps pour Québec

« Considérant que nous allons être probablement rachetés par Airbus en 2030, il nous reste encore 8 ans. [...] Donc, j’ai une très grande confiance que la valeur du placement lors de la vente va être supérieure à tout l’argent investi », a fait valoir M. Fitzgibbon. 

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Car, selon lui, l’avenir est prometteur pour le programme. Jusqu’à maintenant, 200 avions ont été livrés et il y a eu 700 commandes globalement depuis le lancement de l’avion développé à Montréal. Au total, 25 clients, des transporteurs comme Swiss, Delta, Air Canada et JetBlue, ont commandé l’A220. 

« On a encore du travail à faire, sur la maturité industrielle, sur la montée en cadence, la réduction des coûts. [...] On met les choses dans l’ordre, mais on va y arriver », a souligné en mêlée de presse Benoît Schultz, PDG d’Airbus Canada. 

Le ministre Fitzgibbon affirme ne pas avoir « de date précise » concernant le moment où l’investissement de Québec reprendra de la vigueur, mais Airbus a bon espoir que lorsque la cadence atteindra 14 avions par mois, la profitabilité sera au rendez-vous, aux alentours de la « mi-décennie ». Actuellement, Airbus produit six avions mensuellement. 

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Expansion du site à Mirabel

L’avionneur mise d’ailleurs beaucoup sur l’expansion de son site de Mirabel, un ajout d’une zone de préassemblage de 125 000 pieds carrés, anciennement l’endroit où Bombardier assemblait les CRJ. 

L’entreprise effectuera l’assemblage des sous-composants de l’avion, notamment des modules de fuselage, pour alimenter après coup la production à Mirabel et à Mobile en Alabama. 

L’investissement n’a pas été détaillé, mais il fait partie du montant réinjecté par Québec et celui d’Airbus annoncés en février dernier. Airbus emploie 2500 travailleurs dans la grande région montréalaise. 

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