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Université Laval: l’exclusion des hommes blancs est «exagérée», dit Québec

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Québec juge « exagéré » l’exclusion des hommes blancs d’un appel de candidatures à l’Université à Laval en vertu de critères fixés par le fédéral qui vont « beaucoup trop loin » selon la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

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« Favoriser l’embauche ou l’octroi de fonds de recherche pour les groupes sous-représentés, à compétence égale, oui. Mais exclure explicitement des gens compétents parce qu’ils ne font pas partie d’une minorité visible ou parce qu’ils sont des hommes est exagéré pour le gouvernement du Québec », a-t-elle réagi sur Facebook, mercredi.

Une « fausse bonne idée »

Interpellée mercredi par l’humoriste Guy Nantel pour un appel de candidatures excluant les hommes blancs, l’Université Laval a expliqué agir ainsi pour répondre à des critères fixés en 2017 par le programme de chaire de recherche du Canada.

 

Selon ce dernier, des cibles ont été fixées pour chaque établissement, qui détermine des mesures pour accroître la représentativité des quatre groupes sous-représentés dans le milieu universitaire, soit les femmes, les Autochtones, les personnes en situation de handicap et celles appartenant aux minorités visibles.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé puisqu’au moins quatre appels de candidatures semblables publiés cet automne par l’Université Laval comprenaient les mêmes critères.

Or, cette méthode est une mauvaise façon d’avoir une meilleure représentativité, croit le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. « De discriminer pour combattre la discrimination, c’est une fausse bonne idée », a-t-il expliqué mercredi lors d’un impromptu de presse dans les couloirs de l’Assemblée nationale.

Critiques

Les partis d’opposition sont également montés aux barricades.

Selon le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, il s’agit d’une « idéologie qui nous vient du financement fédéral » qui risque de créer des tensions dans les universités, tout en étant « inacceptable ». Celui-ci plaide plutôt pour choisir les candidats en fonction de leur mérite.

 

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, juge également que cette méthode « va trop loin ». 

« Pour avoir évolué dans plein de milieux où il y avait des minorités qui n’étaient pas représentées, je suis en faveur du fait qu’on doit avoir une meilleure représentativité [...]. Mais de là à aller exclure du monde sur cette base, je ne pense pas qu’on va dans la bonne direction », a-t-elle expliqué.

Tout en refusant de condamner la façon de faire de l’Université Laval, le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a plaidé qu’une approche « plus progressive » est préférable.

« C’est important que ces cibles-là soient contraignantes, mais il y a des manières plus progressives d’atteindre ces cibles-là, puis nous, c’est ce qu’on proposait, à Québec solidaire. Nous, c’était une embauche sur quatre jusqu’à l’atteinte de la cible pour l’organisme en question », a-t-il détaillé.

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