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Desjardins riche, Québec pauvre

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Les Québécois étranglés par les prix et par les loyers exorbitants auraient besoin que Desjardins renoue avec ses valeurs coopératives au lieu de jouer aux banques !

On pensait que l’époque du bas de laine était derrière... Pourtant, je crois retourner dans le passé en voyant mes compatriotes de la classe moyenne se vider les poches pour le loyer ou l’épicerie, comme autrefois.

Le prix de l’immobilier exclut de la propriété presque tous les jeunes qui n’ont pas d’héritage ou des parents riches.

Les années où le petit travailleur pouvait aspirer à une coquette maison sont révolues.

  • Écoutez la rencontre Gilles Proulx et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h via QUB radio :

Singer les banques

Il y a peut-être lieu de se souvenir des leçons du passé et de regarder comment un couple de pionniers admirables, Dorimène et Alphonse Desjardins, ont su bâtir, à partir d’un sous-sol à Lévis, un géant, pour aider la collectivité.

Mais la plus puissante locomotive économique du Québec, qui annonçait récemment des actifs de 400 milliards, a oublié ses origines, une dérive que déplorait un de ses anciens présidents, Claude Béland.

Chez Desjardins, on singe les banques. Le président Guy Cormier est récemment devenu le premier à empocher plus de 4 millions $ en un an (en pleine pandémie). Et il y a des frais de ci et de ça pour bien « pomper » le petit épargnant.

Fleuron insouciant

Tout comme des coopératives (qui ne sont pas dirigées par des multimillionnaires) ont su protéger notre agriculture des griffes des investisseurs étrangers, sans doute faudrait-il plus de coopératives d’habitation pour se loger à un prix décent !

Sans doute faudrait-il des coopératives d’alimentation, comme il y en a déjà pour le sirop d’érable, pour les services funéraires, etc.

Eh oui, on en revient à l’époque de mes grands-parents, où les coopératives redeviennent nécessaires pour aider le plus grand nombre à se sortir la tête de l’eau !

Mais ça, notre brillant fleuron Desjardins est peut-être trop imbu de ses 400 milliards pour s’en soucier.

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