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Violence conjugale et sexuelle: un lieu unique au Québec pour aider les victimes

Stop violence and abused women, traumatized women concept.
Photo Adobe Stock

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La capitale accueillera un centre de services unique au Québec pour aider les victimes de violence conjugale et sexuelle.

Le gouvernement du Québec en a fait l'annonce jeudi matin, par voie de communiqué, pour marquer «le lancement des travaux visant la mise en place d’un projet-pilote de centre de services intégrés pour les personnes victimes de violence sexuelle et de violence conjugale dans le district judiciaire de Québec».

Une somme de près d'un million de dollars est consacrée à l'aménagement des locaux et aux ressources humaines. On veut aménager un endroit où toute personne adulte victime de violence sexuelle ou conjugale pourra se rendre, accompagnée de ses enfants, pour recevoir de l'aide. Le centre de service intégrés offrira plusieurs expertises au même endroit : policières, médicales, juridiques, psychosociales et sociojudiciaires. 

Regrouper les services

L'objectif est de regrouper sous un même toit les services dont les victimes ont besoin lorsqu'elles se retrouvent dans ces situations de vulnérabilité, et aussi de leur éviter de devoir faire des démarches répétées, qui imposent de raconter leur histoire à de multiples reprises, un exercice souvent pénible pour elles. 

«Ce lieu se voudra sécurisant et adapté aux besoins et réalités des personnes victimes», écrit-on.

«Soulignons qu’il s’agit d’une première au Québec», ajoute-t-on, soulignant que le futur centre s'inspirera des pratiques des Services intégrés en abus et maltraitance (SIAM) de Québec, un lieu qui regroupe tous les services dévolus aux enfants et aux adolescents victimes de maltraitance.

C'est la Ville de Québec et son service de police qui assurera la coordination des travaux pour mettre en place le centre, en partenariat avec le gouvernement et les organismes communautaires.

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Lieu à déterminer

La porte-parole du ministre de la Justice, Elisabeth Gosselin, explique que l'on souhaite réaliser le projet le plus rapidement possible. On cherche un endroit qui soit «à la portée des victimes». C'est la Ville de Québec qui est mandatée pour trouver un lieu pour implanter le centre. 

Au cabinet du maire Bruno Marchand, l'attaché de presse Thomas Gaudreault indique que «le lieu n’est pas encore identifié. Il fera l’objet de discussions avec les partenaires pour trouver le meilleur lieu stratégique et accessible».

Confiance

«Il est primordial que les personnes victimes puissent se sentir en confiance, en sécurité et qu’elles soient soutenues durant leur processus de guérison», a fait valoir le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette. 

«Je suis persuadé que ce sera bénéfique pour les personnes victimes d’actes de violence sexuelle ou conjugale de savoir que des ressources seront toujours disponibles pour les écouter, leur parler et les réconforter», a renchéri le maire, Bruno Marchand.

Le centre intégré est une des mesures annoncées en 2020 dans le rapport déposé par le Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.

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