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6e vague: ce que l’on sait de BA.2, ce sous-variant d’Omicron

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La flambée des cas de COVID-19 au Québec, initiée par le nouveau variant BA.2, cause déjà plusieurs fermetures de commerces en plus de réengorger les hôpitaux.  

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Mercredi, la santé publique du Québec a déclaré que la province est officiellement frappée par une 6e vague de COVID-19. 

Que savons-nous de ce variant, qui représente déjà 50% des nouveaux cas dans la province?      

Qu’est-ce qui le différencie d’Omicron? 

On peut croire de prime abord que le variant Omicron BA.1 et BA.2 sont le même virus. En effet, ils se transmettent très rapidement et provoquent les mêmes symptômes. On parle notamment de maux de tête, de toux, de congestion nasale et de courbatures.  

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L’OMS a toutefois identifié que «la séquence génétique du sous-variant BA.2 [...] présente notamment des différences d’acides aminés dans la protéine Spike et d’autres protéines».   

Ces différences rendent BA.2 plus transmissible que son prédécesseur.      

Plus contagieux 

Le variant Omicron de la COVID-19 n’aura pas été le plus contagieux pendant très longtemps, puisque BA.2 l’a déjà dépassé. Il serait 30% plus transmissible que BA.1, selon des données citées par le New York Times

Selon une étude menée sur une éclosion dans un immeuble à logements de Hong Kong, le taux d’infection à BA.2 double tous les 1,28 jours.  

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La maladie est particulièrement contagieuse lorsqu’elle est en phase d’incubation. Les symptômes sont si faibles que les tests de dépistage traditionnels ne la détectent pas.   

Il est encore difficile d’évaluer l’impact réel de cette nouvelle vague. Hong Kong, qui a adopté une politique anti-COVID musclée, est fortement impacté par la hausse des infections. On sait toutefois que la campagne de vaccination piétine et que les vaccins qu’on y administre sont moins efficaces que ceux utilisés au Québec. L’immunité acquise par l’infection a aussi été limitée par la politique anti-COVID. 

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L’Europe est aussi frappée par une hausse exponentielle des infections. Or, l’administration des doses de rappel tarde. Ces points peuvent expliquer, du moins en partie, la situation sanitaire difficile dans ces régions du monde.  

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Les régions du Québec sont particulièrement touchées 

La région métropolitaine semble être relativement épargnée par cette montée épidémique. On ne peut pas en dire autant pour les régions du Québec.  

Le système de santé se prépare déjà à une forte affluence dans les hôpitaux. La possibilité d’ajouter des mesures ciblées en régions a d’ailleurs été abordée au ministère de la Santé. Pour l’instant, cette stratégie n’est pas envisagée par les experts.  

Le fait que Montréal ait été fortement touchée par le variant Omicron pourrait expliquer en partie le phénomène selon le ministre de la Santé, Christian Dubé.      

Pas nécessairement plus «dangereux» qu’Omicron  

BA.2 contamine de plus en plus de Québécois, mais il n’est pas nécessairement plus virulent qu’Omicron. L’OMS affirme que dans des régions où l’immunité collective est élevée, on n’a vu «aucune différence de gravité signalée entre le BA.2» et Omicron.  

La dose de rappel de vaccin est très efficace pour éviter les formes graves de la maladie. Par ailleurs, l’immunité acquise par l’infection au variant Omicron semble protéger contre BA.2. 

Le président américain Joe Biden a reçu sa quatrième dose de vaccin contre la COVID-19 près de la Maison-Blanche, le 30 mars. La veille, les autorités ont autorisé l'administration d'une quatrième dose du vaccin de Pfizer ou de Moderna aux gens âgés de 50 ans et plus, en prévision d'une vague d'infections causée par le variant BA.2.
AFP
Le président américain Joe Biden a reçu sa quatrième dose de vaccin contre la COVID-19 près de la Maison-Blanche, le 30 mars. La veille, les autorités ont autorisé l'administration d'une quatrième dose du vaccin de Pfizer ou de Moderna aux gens âgés de 50 ans et plus, en prévision d'une vague d'infections causée par le variant BA.2.

Notons que, selon une étude menée au Japon sur des hamsters, le nouveau variant est plus agressif qu’Omicron lorsqu’il infecte un individu qui n’a aucun anticorps. Les chercheurs qui ont mené l’étude estiment que BA.2 mérite sa propre lettre de l’alphabet grec. Cette conclusion est rejetée pour le moment par l’OMS.   

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