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Montréal: l’opposition veut proposer le rachat du terrain de Ray-Mont Logistiques

Hôtel de ville de Montréal
Photo d'archives

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Dans l’espoir de mettre fin une fois pour toutes à la guerre juridique entre la Ville de Montréal et Ray-Mont Logistiques, l’opposition veut proposer aux élus l’idée d’un achat du terrain de l’entreprise. Une idée toutefois jugée «irréaliste» par la Ville. 

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Ensemble Montréal présentera une motion à cet effet au cours du prochain conseil d’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

«C’est un enjeu qui préoccupe énormément les citoyens du secteur. Ça nous permettrait de redonner le pouvoir aux citoyens et aux élus de déterminer comment mieux développer ce terrain dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens», a expliqué Julien Hénault-Ratelle, conseiller municipal dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

L’idée de racheter le terrain avait été amenée par Denis Coderre au cours de la dernière campagne électorale.

En mars dernier, après que la Ville ait refusé de prolonger la période de validité de ses permis de construction, Ray-Mont Logistiques avait débuté des travaux afin de conserver ses droits sur le terrain qu’elle a acquis en 2016.

«Le scénario actuel, qui se déroule, est vraiment le pire, c’est pour ça qu’on pense que c’est le moment d’entrer dans les procédures», a souligné M. Hénault-Ratelle.

Il reconnaît toutefois que la facture risque d’être salée, proposant à cet égard que la Ville collabore avec les autres paliers de gouvernements afin d’obtenir leur contribution financière.

Cela, avant que «la fenêtre d’opportunité pour le rachat du terrain se referme». En attendant, il propose l’idée d’un moratoire sur les travaux, avec une prolongation des permis de l’entreprise.

Irréaliste

Du côté de la Ville de Montréal, on indique partager les inquiétudes des citoyens, rappelant à cet égard être allé «jusqu’au bout des procédures judiciaires», que Ray-Mont Logistiques a toutefois remportées.

«Maintenant, le travail continue pour limiter au maximum les nuisances que ce projet entraînera et nous mobilisons tous les acteurs qui ont un pouvoir d'action dans l'amélioration de la qualité de vie des gens du secteur», a indiqué Marikym Gaudreault, attachée de presse au cabinet de la mairesse.

Selon ses explications, l’acquisition du terrain ne respecterait pas la «capacité de payer» de la Ville et de ses citoyens. «C’est complètement irréaliste», a-t-elle souligné.

Elle ajoute que la Ville travaille «fort» afin de protéger les espaces verts du secteur et pour réduire les nuisances.

À Ray-Mont Logistiques, on indique vouloir attendre le résultat des discussions à l’hôtel de ville.

«Considérant qu’aucune motion n’a été présentée ni adoptée par les élus de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve pour le moment, nous attendrons les suites du prochain conseil de l’arrondissement pour nous prononcer à ce sujet», a déclaré l’entreprise, par courriel.

Une longue saga

Ray-Mont Logistiques avait acquis le terrain dans l’objectif d’y construire une «plateforme logistique intermodale», alors qu’elle se spécialise dans les transbordements de marchandises entre les navires et les trains.

Ses démarches se sont toutefois butées à un refus de l’arrondissement, qui a refusé de lui octroyer un permis de construction, ce que l’entreprise a contesté en Cour.

Après deux victoires en sa faveur, Ray-Mont Logistiques s’est à nouveau tourné vers les tribunaux, afin d’exiger un dédommagement de 373 millions $ pour les pertes dues au délai d’obtention des permis.

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