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Vague d’annulations de rendez-vous en raison de la COVID-19

Certains professionnels doivent composer avec la nouvelle montée du virus

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Coiffeurs, tatoueurs, physiothérapeutes: en raison de la COVID-19, le casse-tête des annulations a repris de plus belle pour les professionnels qui fonctionnent avec des rendez-vous.

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«Ce qui est vraiment plate, c’est vraiment que c’est souvent à la dernière minute [que les gens apprennent qu’ils sont déclarés positifs ou qu'ils sont des cas contacts], alors même si on a une liste d’attente, on ne peut pas combler le trou du rendez-vous annulé», déplore Alexandre Anctil, copropriétaire du salon de coiffure Brossés, à Montréal.

Depuis le début de la pandémie, c’est la même rengaine pour les professionnels qui offrent des services sur rendez-vous. À chaque nouvelle vague de contamination, les annulations s’enchaînent au même rythme que la montée des cas.

Mais depuis quelque temps, la problématique s’intensifie, expliquent certains professionnels.

«Depuis les Fêtes, c’est le moment où j’ai personnellement eu le plus d’annulations de dernière minute. Comme j’ai de l’attente de plusieurs mois, j’arrive quand même un peu à jongler et à jouer au puzzle pour remplir les trous, mais c’est quand même un gros casse-tête logistique», explique Yannick Sasseville, tatoueur et copropriétaire du salon Glasshouse Tattoo à Montréal.

À Québec aussi les annulations s’enchaînent, indique Janie Pierre, du Studio Tattoo Shack.

«En une semaine, on a eu une dizaine de rendez-vous annulés, et deux de nos tatoueurs ont eu la COVID-19. Heureusement, on a quand même beaucoup de gens qui nous appellent et qui nous permettent de combler les trous», explique celle qui s’occupe des réservations.

Pertes de revenus

Lorsqu’il est impossible de combler les annulations, cela peut représenter des pertes de centaines de dollars de revenus.

«Dans les trois dernières semaines, c’était quasiment un jour sur deux qui était annulé. Heureusement, on demande des dépôts, donc ça amortit un peu les pertes, mais ça ne couvre jamais une journée de travail», explique Paul Vernaudon, tatoueur au Studio Zen Tattoo, à Laval.

Jean-François Trudel, propriétaire du Studio Zen Tattoo, abonde dans le même sens.

«Un dépôt de 200$, ça ne compense pas les 20 heures de travail qu’on fait pour un design», laisse-t-il tomber.

Du côté de la clinique Stadium PhysiOsteo, à Montréal et à Saint-Lambert, on craint que la sixième vague de contamination augmente ce phénomène particulièrement présent depuis janvier.

«C’est sûr que ça a un impact financier sur la clinique, mais aussi sur les employés qui parfois finissent plus tôt et font donc moins d’heures», indique Anaëlle Beaulieu, coordinatrice aux opérations.

Même chose du côté des salons de coiffure, où les stylistes louent leur chaise de travail.

«Si la cliente ne vient pas, le coiffeur perd de l’argent», ajoute Alexandre Anctil. 

Mais la pandémie n’est pas la seule responsable des nombreuses annulations de dernière minute, déplore Feliccio Rousseau, propriétaire du salon Lamèche, à Montréal.

«Depuis qu’on a pu rouvrir, les gens appellent maintenant dans plusieurs salons pour prendre rendez-vous et ils ne se présentent qu’à celui qui fait leur affaire, mais sans prévenir les autres», affirme-t-il.

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