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Des logements supervisés pour des Autochtones en situation d’itinérance

Maison PAQ
Photo Valérie Gonthier

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Québec investit dans un projet de logements supervisés permanents pour des autochtones en situation d’itinérance.

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« On n’est pas dans l’intervention de crise, on parle plutôt d’appartements supervisés, adaptés aux Premières Nations, aux Inuits, pour leur permettre de se sortir de cette situation », a expliqué lundi le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière.

Ce dernier a annoncé une aide financière de 600 000 $ à l’organisme Projets autochtones du Québec pour la rénovation et l’aménagement de la Maison PAQ. 

Ancien hôtel converti

Le bâtiment, un ancien hôtel, est situé sur la rue Saint-Hubert à Montréal, près de la rue Viger. Au total, 18 logements seront offerts, pouvant accueillir 22 personnes.

« Donc, certains couples vont pouvoir vivre à cet endroit-là, ce qui n’est souvent pas possible dans d’autres refuges », a précisé M. Lafrenière.  

La Maison PAQ acceptera aussi les personnes aux prises avec des dépendances chroniques et sévères à l’alcool.

« C’est une grande offre de services pour les personnes qui ont des dépendances à l’alcool parce que dans beaucoup de refuges et de logements sociaux, on ne permet pas la consommation d’alcool. Mais il faut adapter les services. C’est une approche de réduction de méfaits, il faut rencontrer les gens là où ils sont », a pour sa part expliqué Heather Johnson, directrice générale de Projets autochtones du Québec. 

Nombreux services

Plusieurs services seront ainsi offerts aux résidents, soit l’accès à un programme de la gestion de la consommation d’alcool, des visites médicales à l’hôpital, un accès à un intervenant expert en santé mentale, ainsi qu’à une aînée autochtone. 

Des intervenants seront aussi sur place 24 heures par jour, sept jours sur sept.

Mme Johnson rappelle que 15 % de la population en situation d’itinérance est autochtone. Une surreprésentation, puisque les Autochtones représentent 1 ou 2 % de la population générale, a-t-elle précisé. 

Rappelons que dans la dernière année, deux sans-abri autochtones sont morts de froid à Montréal. 

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