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Transferts en santé: syndicats et associations de médecins réclament un sommet

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Plusieurs syndicats et regroupements professionnels en médecine du Québec unissent leur voix à celle du Bloc Québécois pour réclamer au gouvernement fédéral un sommet public sur le financement des systèmes de santé provinciaux.

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«Même si la situation sanitaire venait à se stabiliser dans les prochains mois, les réseaux de la santé du Québec, des provinces et des territoires demeurent sous-financés et, par conséquent, faillibles», dénoncent-ils dans une lettre conjointe publiée dans le Journal lundi.

Le sommet public réunirait l’ensemble des premiers ministres provinciaux ainsi que d’autres acteurs concernés. Des rencontres du genre ont lieu quelques fois chaque année, mais se déroulent derrière des portes closes.

La question de l’augmentation des transferts fédéraux en santé ne date pas d’hier: il s’agit d’une demande centrale du gouvernement du Québec qui est véhiculée de manière routinière au Parlement par le Bloc.

L’objectif visé par les provinces est que le fédéral débourse 35% de la part totale des frais liés aux soins de santé, et ce, de manière durable avec une indexation annuelle de 6%. Pour le Québec, cela reviendrait à une contribution fédérale de 70 G$.

«Notre intérêt là-dedans, c’est les patients», explique en entrevue le Dr Marc-André Amyot, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et cosignataire de la lettre.

«Nous, on est sur le terrain, les deux pieds dedans, et on voit que c’est difficile. Les ressources humaines et financières sont limitées, la technologie coûte cher. La contribution du fédéral a diminué au fil des années et ça a contribué à restreindre l’accès aux soins», explique le Dr Amyot, qui a été médecin de famille pendant une trentaine d’années.

Ottawa a récemment débloqué 2 G$ pour réduire les délais d’attente pour les interventions chirurgicales, une annonce qui a été critiquée par le Bloc et par Québec en raison de l’«empiétement» sur les champs de compétence.

«Le gouvernement fédéral semble prêt à admettre, à l’aune de sa propre mesure, qu’il doit faire plus en santé, mais ses contributions sont ponctuelles et systématiquement assorties de conditions qui empiètent dans les compétences du Québec et des provinces: c’est inacceptable», résument les onze cosignataires, dont les présidents de la FTQ et de la CSQ.

Parmi les signataires se trouvent aussi le Dr Vincent Oliva, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Martin A. Champagne, président de l’Association des médecins hématologues et oncologues du Québec (AMHOQ), ainsi que Robert Comeau, président de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

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