/sports/opinion/columnists
Navigation

Impressionné par le CH

HKN-SPO-MONTREAL-CANADIENS-V-FLORIDA-PANTHERS
Photo AFP Laurent Dauphin (à gauche) a participé à la vaine remontée du CH en Floride mardi dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Pour une première fois, cette saison, j’ai eu la chance de voir le Canadien à l’œuvre sur place, mardi au FLA Live Arena et je dois dire que j’ai été impressionné par la vitesse, l’intensité et la chimie de la troupe de Martin St-Louis. 

La perception est vraiment différente entre regarder un match à la télévision ou sur place, et la première chose que j’ai constatée, c’est la vitesse du Canadien. Kent Hughes a dit vouloir bâtir une équipe axée sur la rapidité et c’est exactement ce que j’ai vu. 

J’ai aimé l’attitude des joueurs et même si le Canadien tirait de l’arrière par 4 à 1, je voyais que, sur le banc, personne n’avait baissé les bras et que l’on croyait à un retour possible. Et c’est ce qui s’est passé. En moins de deux minutes en fin de deuxième période, Joel Edmundson, Laurent Dauphin et Christian Dvorak ont enchaîné trois buts pour créer l’égalité. 

Bon, ils ont perdu 7 à 4 contre l’une des meilleures formations de la LNH, mais j’ai aimé ce que j’ai vu en général. Le CH ne gagnera pas la coupe Stanley la saison prochaine, mais on s’en va dans la bonne direction. 

L’équipe est hors de la course aux séries et tirait de l’arrière, mais il y avait de l’intensité à chaque présence et c’est comme ça que l’on bâtit une culture gagnante. Pour gagner, tu dois croire en tes chances et j’ai vu un groupe de joueurs qui croyaient en eux. 

La touche du Lightning 

J’ai aussi vu une touche du Lightning de Tampa Bay de l’époque où Martin St-Louis et Vincent Lecavalier faisaient la pluie et le beau temps en compagnie de Brad Richards. En d’autres mots, j’ai vu une formation qui était toujours en mouvement et qui était capable de belles transitions, et ça, à mon avis, c’est l’empreinte de St-Louis, l’entraîneur. 

J’ai l’impression qu’après avoir succédé à Michel Therrien, Claude Julien n’a jamais été en mesure d’apporter son empreinte à l’équipe que lui avait laissée Marc Bergevin. Malgré le beau parcours en séries, Dominique Ducharme n’a pu implanter son approche. 

Je crois que ce sera différent avec St-Louis. D’abord parce qu’il est un autre genre d’entraîneur, mais aussi parce que j’ai l’impression que Jeff Gorton, Kent Hughes, Lecavalier et St-Louis partagent la même vision. 

C’était possiblement le cas entre Bergevin et Therrien au début, mais je ne crois pas que la chimie était aussi bonne entre Bergevin et Julien, puis entre Bergevin et Ducharme. 

Tout semble plus cohérent dans l’organisation aujourd’hui et ça travaille mieux lorsque tout le monde est sur la même page, ce qui n’empêche pas d’avoir des avis différents sur certains aspects. 

Visite à Andrew Brunette 

Je n’ai pu aller saluer St-Louis, mais j’ai jasé avec l’entraîneur des Panthers Andrew Brunette, qui a été mon coéquipier chez le Wild du Minnesota.

Les attentes sont grandes en Floride et il y a un buzz autour de l’équipe. Brunette a confiance en son équipe, mais il pense comme moi. Il m’a dit que ses Panthers lui rappelaient les jeunes Capitals de Washington lorsque j’étais avec eux en 2008-2009 et 2009-2010. 

Il sait que son équipe est capable de marquer des buts, mais il sait aussi que pour aller loin en séries, ses joueurs devront être plus responsables défensivement. Ils ont laissé le Canadien revenir de l’arrière malgré une avance de 4 à 1, et, dimanche, ils perdaient 6 à 2 contre les Devils du New Jersey avant de marquer quatre filets sans riposte, puis un cinquième en prolongation pour l’emporter 7 à 6. 

Allouer autant de buts n’est pas une recette pour gagner la coupe Stanley, mais il reste quelques semaines pour s’ajuster et pour que la blessure du défenseur étoile Aaron Ekblad guérisse. 

-Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

Le retour de Carey Price

Je ne croyais plus au retour au jeu de Carey Price, même si je l’espérais, mais comme il a repris l’entraînement avec l’équipe, j’ai l’impression qu’on le reverra prochainement. Peu importe le résultat, ça serait rassurant pour tout le monde de savoir qu’il pourrait jouer sans inconfort et sans conséquence sur son genou. 

Fleury et Talbot en feu

Le Wild du Minnesota est dans une belle séquence (9-0-1) et Marc-André Fleury n’a accordé que quatre buts en trois matchs depuis son arrivée avec le Wild. Il est dans une forme splendide et sa présence n’a pas du tout affecté Cam Talbot, qui joue très bien depuis quelque temps. L’entraîneur Dean Evason pourra miser sur deux solides gardiens en séries. Voilà une équipe qui pourrait surprendre. Un duel contre l’Avalanche du Colorado au deuxième tour serait extraordinaire. 

Les Rangers et le français

Je ne blâme pas Alexis Lafrenière d’avoir répondu aux questions en anglais plutôt qu’en français comme l’exigeait le responsable des communications des Rangers de New York, car il est encore très jeune, mais je trouve cette politique totalement absurde. Que ce soit des Russes, des Finlandais, des Suédois ou des Québécois francophones, les joueurs devraient pouvoir répondre à des questions dans leur langue.  

La séquence de Keith Yandle

Je suis surpris de la décision de l’entraîneur des Flyers de Philadelphie Mike Yeo d’avoir rayé de sa formation le défenseur Keith Yandle, qui détient la plus longue séquence de l’histoire avec 989 matchs d’affilée. Bon, il était malade, mais il ne lui manquait que 11 parties pour atteindre le cap des 1000 duels consécutifs et ça aurait été le fait saillant de la pitoyable saison des Flyers. Il aurait pu jouer une minute ou deux pour marquer l’histoire. Les Flyers n’ont rien à gagner ou à perdre de toute façon. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.