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L'Assemblée nationale n'est pas passée date

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Catherine Dorion, connue pour sa subtilité légendaire, quitte l’Assemblée nationale en s’essuyant les pieds sur elle.

Pour reprendre ses mots, l’Assemblée nationale serait passée date. Elle ne fonctionnerait pas au rythme des évolutions sociales. 

Dorion

Au mieux, elle sentirait le renfermé, au pire, le moisi. Madame Dorion ne change pas. Elle est arrivée à l’Assemblée nationale en la méprisant, elle la quitte en la méprisant aussi. 

Mais comme trop souvent, Catherine Dorion s’égare. 

Car l’Assemblée nationale, loin d’être passée date, a l’immense mérite d’être le dernier lieu où le peuple peut vraiment se faire entendre politiquement. 

Une révolution a eu lieu en Occident depuis une quarantaine d’années : le pouvoir politique s’est fait vider de sa substance par de nouveaux pouvoirs indifférents, ou même hostiles, au peuple, ou du moins, à la grande majorité de la population. 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Il s’agit des tribunaux qui règnent au nom des sacro-saintes chartes des droits, des grandes entreprises, de certains grands médias, aussi, qui disent au peuple ce qu’il a le droit de penser et ce qu’il doit censurer dans son esprit s’il ne veut pas se faire insulter. 

Il faudrait redonner du pouvoir aux élus plutôt que les déposséder des derniers leviers qui leur appartiennent.  

Madame Dorion accuse l’Assemblée nationale de ralentir l’évolution de la société. Traduisons son propos : l’Assemblée nationale ne se soumet pas aux caprices de tous les lobbies, de toutes les minorités. Elle doit tenir compte des valeurs profondes de la société.  

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Démocratie

Qu’on se comprenne bien. 

Cela ne veut pas dire que l’Assemblée nationale n’est pas souvent médiocre et décevante. Cela ne veut pas dire qu’elle est toujours à la hauteur des exigences collectives. 

Mais cela veut dire qu’elle demeure néanmoins la seule institution que nous pouvons reconquérir pour faire vivre la démocratie. 

C’est le gauchisme de carnaval cultivé par QS qui est passé date.

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