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Hommes blancs exclus d’appels de candidatures: des libéraux trouvent que «ça va trop loin»

Joel Lightbound
Photo d'archives Joël Lightbound

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Des libéraux fédéraux estiment que l’Université Laval va «trop loin» en excluant a priori des hommes blancs des appels à candidatures de certains postes au sein de chaires de recherche à l’Université Laval, même si la décision a été prise en vertu de critères découlant des politiques du gouvernement libéral.

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«Non, je ne suis pas à l’aise avec ça», a déclaré le député de la région de Québec Joël Lightbound à l’entrée du caucus mercredi matin. «Je pense qu’il faut y aller, certainement pour favoriser l’inclusion, mais que le mérite soit priorisé.»

M. Lightbound s’est dit «potentiellement» en faveur de changements des règles fédérales contraignant les universités à remplir des quotas de diversité pour espérer mettre la main sur du financement issu des Chaires de recherche du Canada.

«Si [les règles] mènent à ce genre de résultat là, oui, je ne serais pas contre», a-t-il déclaré.

L’élu de Mont-Royal, Anthony Housefather, estime qu’«exclure du monde comme ça, ça va trop loin». «Je crois que c’est très important d’avoir de la diversité, mais je crois que ça va trop loin, peut-être», a-t-il affirmé.

Dans la même veine, le libéral de l’Ontario John McKay a mentionné qu’il pourrait s’agir d’un cas de «discrimination inversée» et que le système devrait être «amélioré».

«L’objectif fondamental de tout ça est de donner à tout le monde une chance égale, espérons-le, sans discrimination» par rapport à «la couleur de votre peau ou de votre ethnicité ou de votre race ou religion, peu importe».

De son côté, Stéphane Lauzon, député d‘Argenteuil–La-Petite-Nation, croit qu’«on doit être impartial et donner un équilibre» dans le processus de sélection.

Questionné sur le sujet, le premier ministre Justin Trudeau «pense que c’est important d’avoir une communauté scientifique qui est au reflet, à l’image du Canada, des Québécois», sans toutefois se prononcer spécifiquement sur le cas de l’Université Laval.

Lorsque l’affaire a été reprise dans les médias la semaine dernière, l’Université Laval s’était défendue en précisant qu’elle n’était «pas différente des autres universités» puisque «toutes les universités doivent se conformer à ces exigences».

L’affaire avait créé de fortes réactions à Québec. Plusieurs ministres du gouvernement de François Legault ont dénoncé cette décision, en plus de la cheffe du Parti libéral Dominique Anglade et du chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon.

La question a été soumise en Chambre par le biais d’une motion du Bloc québécois, qui réclamait au gouvernement de «réviser les critères fédéraux sur les Chaires de recherche afin d’empêcher l’exclusion dans les appels de candidatures».

Des voix des banquettes libérales et néodémocrates se sont levées contre la motion a consentement unanime, qui a finalement été battue.

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