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L'agression sauvage qui ébranle la France

L'agression sauvage qui ébranle la France
Photo AFP

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Il s’agit d’une histoire atroce, mais presque banale, représentative de l’insécurité en France.

Il y a quelques mois, on apprenait dans un quotidien français qu’un jeune homme, Jérémy Cohen, était mort dans une banlieue de la capitale, happé par un tramway. Un banal accident?

La famille ne le croyait pas. Elle a mené sa propre enquête, alors que les autorités menaient la leur d’une manière que plusieurs jugent aujourd’hui relâchée.

Elle a tout fait pour savoir ce qui s’était passé.

Enquête

Et elle a découvert une tout autre histoire. Jérémy Cohen n’est pas tombé par hasard devant le tramway.

Il était la cible de persécutions. Il avait été harcelé par une bande de voyous, par une bande de sauvages, même.

Il fuyait ses harceleurs et c’est alors qu’il a été fauché par le tramway.

Tout cela, nous le savons parce qu'une vidéo a été retrouvée. La scène a été filmée. Elle fait froid dans le dos.

La vérité éclate.

On se demande en ce moment si les autorités ont mal travaillé ou si elles ont préféré détourner le regard devant cette agression et ses conséquences.

On se demande aussi si cette agression est antisémite. Car on a retrouvé à côté de lui sa kippa. Et l’antisémitisme agressif, barbare, caractérise, hélas! les banlieues islamisées en France.

Mais comme le notent plusieurs, que cette agression soit antisémite ou non ne change rien au fait qu’elle est représentative de l’ensauvagement de plusieurs segments du territoire français, qui font mentir le slogan voulant que la diversité soit toujours une richesse.

Les parents ont voulu faire connaître l’histoire. Ils se sont tournés vers un candidat à la présidentielle, Éric Zemmour, pour qu’il lui donne de l’écho médiatique.

Et on en trouve aujourd’hui pour accuser le candidat Zemmour de l’instrumentaliser et de donner trop d’importance à ce que certains appellent avec un sans-gêne effrayant un «fait divers».

Un fait divers? Faut-il qu’une société se soit habituée à la violence, à sa banalisation et à sa radicalisation pour nommer «fait divers» une telle agression, qui fait penser au film Orange mécanique.

Mais en France comme ailleurs, il existe une forme de dispositif politico-médiatique qui a pour fonction de traiter comme des événements secondaires et sans signification politique tout ce qui vient désavouer la légende de la diversité heureuse.

Appelons ça le politiquement correct appliqué aux questions de sécurité.

Ensauvagement

Car telle est la seule chose à inquiéter véritablement les élites médiatiques qui vouent un culte à la religion de la diversité: que les «faits divers» de cette nature, qui s’accumulent pourtant dans l’actualité, ne viennent favoriser les partis politiques et les candidats qui placent la question de l’insécurité et de l’immigration au cœur de leur programme.

On préférerait qu’ils se taisent et laissent croire que tout va bien.

Mais la réalité reprend ses droits.

Jérémy Cohen représente aujourd’hui le visage de la France souffrante dont on veut taire les souffrances.

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