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CHSLD Herron: une enquête décevante selon une infirmière

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Au moment où le Québec a les yeux rivés sur l’enquête du coroner qui tente de faire la lumière sur les évènements qui ont eu lieu au CHSLD Herron en 2020, une infirmière estime que l’enquête «ne s’est pas nécessairement passée de la meilleure façon». 

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«On essayait de me faire dire que mon CIUSSS avait pris du temps avant d’y aller», a expliqué Marie-Ève Rompré, infirmière gestionnaire de l’urgence du Centre hospitalier Ste-Mary’s, en entrevue vendredi sur les ondes de QUB radio.

Selon elle, il était difficile pour le CIUSSS de mesurer l’ampleur du problème dans un simple courriel, alors que le système était durement éprouvé par la première vague de COVID-19 qui courrait dans un grand nombre de CHSLD.

Elle rappelle également que les établissements privés sont habituellement autonomes. «Ce n’est pas dans les normes de gouvernance [pour les CIUSSS d’aller dans les CHSLD privés]», a-t-elle notamment précisé.

Il faut aussi noter qu’il y avait de nombreux problèmes de communication, et ce, même après l’arrivée des équipes du CIUSSS dans l’établissement.

«Quand on est arrivé là, à peine quelques jours plus tard, la direction ne nous laissait pas avoir accès ni aux dossiers ni aux listes des patients. On ne savait même pas qui était mort, qui était en vie et qui était transféré à l’hôpital», a expliqué l’infirmière.

Invitée à témoigner dans le cadre de l’enquête du coroner, Marie-Ève Rompré a dû se remémorer ces douloureux souvenirs.

Elle explique que les personnes qui sont intervenues au CHSLD Herron vivent avec des traumatismes si bien que certaines d’entre elles ont quitté le milieu de la santé.

Bien qu’elle soit encore dans le milieu, Mme Rompré a, elle aussi, subi un traumatisme lors de son passage dans le tristement célèbre établissement.

«Quand on m’a envoyé dans un autre CHSLD privé, j’avais des symptômes physiques de peur de voir qu’est-ce que je vais trouver là-bas et pourtant, c’était le jour et la nuit [...] En me rendant là-bas, je me dis “OK, j’ai vraiment encore un traumatisme”. J’avais des palpitations, j’avais mal au cœur, je n’avais pas envie d’y aller», a-t-elle raconté. 

  • Écoutez Marie-Ève Rompré, infirmière gestionnaire de l’urgence du Centre hospitalier Ste-Mary’s, sur QUB radio:   

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