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Guerre en Ukraine: la Russie est plus que jamais abandonnée

Assemblée générale de l’ONU
Photo AFP Assemblée générale de l’ONU

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Affligée de nouvelles sanctions et suspendue du Conseil des droits de l’homme des Nations unies hier, la Russie se retrouve plus isolée que jamais. Il faudra toutefois des punitions plus drastiques encore pour l’arrêter, croient des experts. 

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« Symboliquement, c’est puissant et c’est un message clair qu’on envoie que la Russie, en quelque sorte, est un État voyou. Mais ça ne changera rien sur la situation en Ukraine », explique le directeur de l’Institut d’études canadiennes de McGill, Daniel Béland.

Hier, l’Assemblée générale de l’ONU a sanctionné la Russie en raison de son offensive en Ukraine. Sur 193 membres, 93 ont été favorables à sa suspension, alors que 24 ont voté contre. 

Dans l’histoire de l’ONU, c’est la deuxième fois qu’une telle décision est prise. En 2011, c’est la Libye qui avait été suspendue en raison « d’atteintes brutales et systématiques aux droits de la personne ».

« Le fait que ce soit aussi rare qu’on prenne une telle mesure et le fait que le vote pour l’emporte assez clairement, ça envoie le message d’un isolement grandissant de la Russie », ajoute M. Béland.

Punir avec les hydrocarbures 

Pour déstabiliser l’économie russe et dissuader Vladimir Poutine, les États-Unis et l’Europe ont décidé hier d’imposer de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment en imposant un embargo sur le charbon.

Les représentants des Vingt-Sept ont aussi décidé de fermer l’accès des ports européens aux navires russes. De son côté, le Parlement européen veut aller plus loin et a voté à majorité, hier, un embargo complet sur le pétrole et le gaz russes. Les ministres européens des Affaires étrangères doivent se rencontrer lundi pour se pencher sur la question.

Pour le professeur d’économie à l’Université Laval Arthur Silve, c’est justement un embargo total sur les hydrocarbures qui pourrait changer le cours de la guerre.

« Depuis le début du conflit, l’Occident a acheté près de 30 milliards $ de produits pétroliers à la Russie, et a fourni pour près d’un milliard de dollars d’appui militaire à l’Ukraine. On prétend qu’on est réellement opposé aux Russes et, en pratique, on finance l’effort de guerre russe », déplore M. Silve.

Armer le pays envahi

Comme lui, le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand, Charles-Philippe David, croit que les sanctions vont tout de même heurter l’économie russe, « mais pas assez pour faire plier Poutine ».

Et alors que l’armée russe a reconnu hier avoir de lourdes pertes du côté humain et matériel, il faut plus que jamais continuer de fournir des armes à l’Ukraine.

« Il faut leur fournir du matériel militaire et surtout donner aux Ukrainiens ce qu’ils demandent », explique M. David, en faisant allusion aux avions de chasse qui n’ont pas été donnés à l’Ukraine.

– Avec l’AFP

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