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«Tout, partout, tout à la fois»: joyeuse folie

«Tout, partout, tout à la fois»: joyeuse folie
AFP

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Michelle Yeoh et Jamie Lee Curtis s’en donnent à cœur joie dans cette comédie d’action déjantée. Surnommés les «Daniel», les scénaristes et réalisateurs Dan Kwan et Daniel Scheinert ont aussi pris leur pied. Sorte de film de science-fiction, il déborde également d’inventivité, d’énergie, d’action, d’humanité et d’humour décomplexé.

La proposition paraît, de prime abord, plutôt banale. En effet, Tout, partout, tout à la fois s’ouvre sur les difficultés qu’éprouve Evelyn (Michelle Yeoh) à trouver ses reçus pour remplir sa déclaration de revenus. C’est qu’elle est, avec son mari Waymond (Ke Huy Quan), propriétaire d’une buanderie. Et il semble que, ce jour-là, tout le monde conspire pour la déranger. De ses clients à son père Gong Gong (James Hong) à sa fille Joy (Stephanie Hsu), personne ne la laisse tranquille.

Et la situation est d’autant plus grave qu’elle a rendez-vous avec Deidre (Jamie Lee Curtis), agente du ministère du Revenu particulièrement désagréable. Mais les événements prennent une tournure pour le moins inattendue lorsque son mari se transforme en être venu d’un autre multivers dans lequel Deidre est un être malfaisant et Joy... je vous laisse découvrir la suite.

Comme dans C'est la fin d’Evan Goldberg et Seth Rogen avec ce dernier, James Franco et Jay Baruchel, le délire soudain ne semble obéir à aucune logique... jusqu’à ce qu’on aperçoive, au fur et à mesure du passage des 144 minutes qu’aucune scène n’est là par hasard.

Afin d’ajouter au plaisir, les Daniel se sont également amusés à parsemer le long métrage de références, clins d’oeil, plaisanteries et leur humour est, avouons-le, générateur d’un mélange agréable de «WTF» et d’incrédulité devant leur hardiesse – je pense ici à la scène de combat avec des jouets sexuels, assurée de demeurer dans les annales (le jeu de mots n’est pas innocent).

Visuellement, on retrouve de la Matrice, du Terminator, du 2001, Odyssée de l’espace et de nombreux films avec Jackie Chan. Divertissement réussi dans le sens le plus pur du terme, Tout, partout, tout à la fois porte bien son titre et comble le cinéphile d’un bonheur trop rare.

Note: 4 sur 5

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