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Le cas Price est embarrassant

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Samuel Montembeault avait perdu deux matchs en un contre les Jets de Winnipeg le 1er mars. « Monty » avait cédé à quatre reprises sur sept tirs en moins de 10 minutes. Ses coéquipiers n’en ont rien eu à cirer. Ils sont revenus à 4 à 3 avant la fin de la première période, avant de créer l’égalité en début de deuxième. Sauf que Montembeault a de nouveau cédé. Trois fois avant que Martin St-Louis ne le retire au profit d’Andrew Hammond. L’équivalent de deux défaites face au même club le même soir.

Lundi à domicile, le gardien de Bécancour était dans sa zone. Il a gardé son club dans le match. Il a multiplié les arrêts de minuit moins une. Il a soulevé la foule en assurant le spectacle au-delà du formidable duo Suzuki-Caufield. Le public a scandé son nom. C’était beau. 

N’empêche, Sam n’a pas de contrat au-delà de l’actuelle campagne. Pas un grave problème en soi. Mais quand même une distraction. 

Quel sort lui réservera le tandem Gorton & Hughes cet été ? En a-t-il fait assez pour mériter un contrat de la part du Canadien ? Est-ce qu’il a son sort entre ses mains ? 

En partie seulement. 

  • Écoutez l'édito de Jean-Charles Lajoie diffusé chaque jour en direct 12h50 via QUB radio :

Victime collatérale

Montembeault est une potentielle victime collatérale de Carey Price. Le joueur concession du CH contrôle l’agenda. Il possède le plein pouvoir de terminer son luxuriant contrat ici ou ailleurs. Dans le cas de « ailleurs », cela veut dire où ça plaira à Carey et sans doute à Angela itou. 

Price qui part, il est fort possible que le Canadien consente à une saison de transition avec un duo Jake Allen et Samuel Montembeault. Price qui reste, Kent Hughes se doit de tenter d’impliquer Allen dans une transaction. Conserver les services d’un auxiliaire à 2,875 millions $ derrière un partant à 10,5 millions $ fait du sens lorsque tu veux faire du dommage en séries éliminatoires. Ça ne risque pas d’être l’ambition du Canadien la saison prochaine.

Carey Price est ce qu’il y a de plus beau que j’ai vu de toute ma vie devant un filet de la Ligue nationale de hockey. Le modèle de gardien de but parfait. Un swag époustouflant, une technique supérieurement à point. Un batailleur aussi. Price a toujours su élever son niveau d’un cran lorsque l’enjeu le commandait. 

Faudrait pas oublier qu’il a charrié le CH jusqu’en finale pas plus tard qu’il y a un an. 

  • Écoutez en balado l'émission de JiC de TVA Sports diffusée chaque jour en direct 19 h 30 via QUB radio :

Irréconciliable

Mais le CH s’en va ailleurs. L’équipe part dans une direction qui semble irréconciliable avec un Carey Price de 34 ans, diminué par les blessures et néanmoins au sommet de la liste de paye de l’organisation. 

Je maintiens que Carey peut gagner une coupe Stanley avant la retraite. 

Hélas, il ne risque pas de s’en rapprocher d’aussi près que la saison dernière, ici, à Montréal. Prendra-t-il le pari de gagner ailleurs ? Ce serait le meilleur scénario. Je n’écris pas ça de gaité de cœur puisque j’aime profondément ce gardien de but. Mais dans la nouvelle philosophie du Canadien, Price est devenu embarrassant. 

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