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Plus on est woke, plus on lit ?

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Est-ce qu’on pourrait avoir à Radio-Canada une vraie émission culturelle qui ne soit pas une émission militante, qui nous pousse une idéologie et tente de nous bourrer le crâne plutôt que de nous ouvrir l’esprit ?

La question se pose depuis qu’on a appris que Marie-Louise Arsenault quittait Plus on est de fous, plus on lit !, après 11 ans à l’antenne, pour animer un talk-show le samedi soir.

Pendant les dernières années, cette émission de radio sur les livres était devenue tellement woke qu’il n’y avait plus de place pour la diversité d’opinions.

  • Écoutez aussi l'édito de Sophie Durocher diffusé chaque jour en direct 7 h 50 via QUB radio :

MADAME LA JUGE

Quand il avait été invité à Dans les médias à Télé-Québec, animée par Marie-Louise Arsenault, l’éditeur de La Presse François Cardinal avait écrit sur les médias sociaux qu’il avait eu « l’impression d’être passé devant un tribunal woke ». Le problème, c’est que ce tribunal woke, la juge Arsenault y siégeait aussi tous les jours dans son émission de radio à Ici première. 

Elle était odieuse et condescendante avec des auteurs de droite comme Mathieu Bock-Côté. Elle distribuait de façon péremptoire son jugement sans appel sur les livres et les auteurs qui ne pensaient pas comme elle : elle a déjà déclaré au sujet de Soumission de Michel Houellebecq que c’était un ouvrage islamophobe !

Et puis, il y a ceux qu’elle n’a pas invités. 

Parlez-en à Guy Nantel qui a publié Le livre offensant, un pamphlet décapant qui a été pendant des semaines sur le palmarès de Renaud-Bray mais qui n’a jamais valu à son auteur une invitation à une émission consacrée aux livres... ! Il me semble pourtant que ça aurait été pertinent d’entendre, sur les ondes de la société d’État, un auteur qui remet en question les notions de « masculinité toxique », de « racisme systémique », et qui réfléchit sur la liberté d’expression et la « culture de l’annulation ».

Marie-Louise Arsenault dénonce les « chambres d’écho » mais elle anime une émission où elle s’entoure de gens qui pensent comme elle et ânonnent la même idéologie. Elle dénonce les « biais inconscients », mais véhicule elle-même un biais idéologique constant.  

Le plus bel exemple de son « jupon idéologique » qui dépasse a eu lieu en 2020, quand elle avait reçu l’auteur et essayiste français Michel Onfray. 

Quatre jours seulement après l’attaque terroriste islamiste qui a coûté la vie à Samuel Paty, Michel Onfray a osé dire que l’islam était un problème en France. 

Voici ce que Marie-Louise Arsenault lui a répondu au sujet du jeune meurtrier qui a tué au nom d’Allah : « N’est-il pas plutôt le représentant d’une certaine radicalisation qui a à voir avec le contexte politique et sociologique de la France ? [...] Est-ce que la France est capable d’examiner les raisons pour lesquelles ce genre d’individus apparaissent ? » Puis elle a relativisé la mort de Samuel Paty en affirmant que chaque jour en France des crimes misogynes avaient lieu. Comme si dénoncer l’un empêchait de dénoncer l’autre ! 

  • Écoutez aussi l'entrevue avec Lise Dion à l’émission de Sophie Durocher diffusée chaque jour en direct 17 h 30 via QUB radio : 

PAS DE RÉÉDUCATION

Une émission sur les livres ne devrait pas ressembler à un prêche du dimanche ou un tribunal qui distribue ses sentences. 

Est-ce que Radio-Canada est capable de nous concocter une émission littéraire où le « jupon idéologique » ne dépassera pas ?

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