/sports
Navigation

La Citadelle de Québec: théâtre d’une folle épopée en motoneige

La Citadelle de Québec: théâtre d’une folle épopée en motoneige
Getty Images/AFP

Coup d'oeil sur cet article

Le motoneigiste américain Levi LaVallee a transformé la Citadelle de Québec en véritable parc à motoneige cet hiver et il y a accompli un exploit que peu de gens ont eu la chance d’essayer en réussissant une boucle inversée.

Habitué des cascades hors du commun et armé de son engin motorisé, LaVallee n’a pas hésité longtemps avant d’accepter le défi de se lancer dans cette structure de près de 10 mètres de haut. Il n’a pas non plus hésité très longtemps avant d’accepter le lieu choisi, Québec, le berceau de la motoneige.

«C’est quelque chose d’assez unique de pouvoir le faire dans l’une des plus vieilles bases militaires au Canada, de dire le motoneigiste, joint au bout du fil. La Citadelle est réellement un endroit pittoresque. Être en mesure de l’utiliser comme un parc à motoneige et d’être en mesure d’installer la boucle en plein milieu, c’est vraiment quelque chose de spécial. Réussir la boucle était un magnifique moment, mais avoir accès à l’une des plus vieilles bases militaires au Canada était aussi exceptionnel. Je suis vraiment choyé.»

Celui qui a mis le pied sur une motoneige pour la première fois il y a de cela plus de trente ans a déjà accompli plusieurs faits d’armes au volant de son véhicule. Il est entre autres devenu le premier athlète à tenter un double salto arrière lors d’une compétition des X Games de 2009 et il détient le record du monde pour le plus long saut en motoneige, lui qui avait survolé la baie de San Diego et franchi 125 mètres dans les airs en 2011. Il compte 13 médailles des X Games, dont sept en or.

La boucle était d’ailleurs l’un des éléments figurant sur sa liste de souhaits. La manœuvre avait d’abord été créée pour la première fois par l’équipe Polaris Thrill, en 1969, puis recréée à l’occasion du 50e anniversaire de Polaris, en 2004. LaVallee se rappelle d’ailleurs avoir assisté à ce dernier événement.

«C’était une cascade qui me tenait vraiment à cœur, parce qu’il y a une riche histoire entre la boucle et la motoneige. [...] Moi-même ayant été un pilote Polaris toute ma vie, c’était une de ces choses que je voulais vraiment être le prochain à accomplir, a fièrement raconté LaVallee. Être en mesure de mettre cette manœuvre aux côtés de toutes les autres diverses cascades réalisées, c’est vraiment quelque chose de bien.»

Une manœuvre particulièrement difficile

Dans le documentaire intitulé Conquérir la boucle, qui sera présenté sur les ondes de TVA Sports le 19 avril, à 19h, l’homme originaire du Minnesota nous fait vivre son aventure du début à la fin, c’est-à-dire du moment où il pense à son concept jusqu’à ce qu’il s’attaque à la boucle, en passant par les différentes étapes de fabrication de l’imposante structure, ainsi que par les nombreuses heures de pratique.

Réussir cette boucle n’a pas été chose facile. LaVallee assure que ne réalisent pas cette cascade tous ceux qui le veulent. L’homme de 39 ans était conscient des nombreux risques et a tout calculé pour en éliminer le plus possible. Et même s’il a plus de 30 ans d’expérience, il n’est pas exempt de toute peur lorsqu’il tente quelque chose d’aussi difficile.

«Oui il y a encore des choses qui me font peur quand je fais de la motoneige, rigole-t-il. À 21 ans, j’étais probablement plus insouciant. Je ne mettais pas toujours la barre sur les T et le point sur les I, mais tu peux seulement faire ça un certain temps avant que ça ne te rattrape. Une chose que j’ai apprise au fur et à mesure que j’accomplissais des manœuvres, c’est que tu dois tout analyser et cocher chacune des cases, car un très petit problème peut avoir de très grosses répercussions. Quand tu prends des risques aussi gros, tu ne peux pas rencontrer de problèmes.

«La [difficulté] la plus évidente est la vitesse. Si tu ne vas pas assez vite, tu ne seras pas en mesure de réussir la boucle d’un bout à l’autre, lance-t-il. Une autre difficulté, c’est que la boucle faisait seulement 60 pouces de large, plus précisément 59,5 pouces, et ma motoneige faisait 50 pouces de large, alors j’avais environ quatre ou cinq pouces d’espace de chaque côté de ma motoneige. À [65 kilomètres par heure], si je suis décentré de cinq ou six pouces, j’aurais frappé le mur et j’aurais probablement été projeté à l’extérieur de la boucle et je me serais écrasé. Qui sait ce qui aurait pu se passer.»

LaVallee s’est d’ailleurs dit soulagé quand il a terminé le parcours au cœur de la Citadelle, de l’autre côté de la boucle et en un seul morceau.

«Du moment que nous avons réalisé la boucle, j’ai senti toute la pression sur mes épaules s’envoler et je n’ai pas pu m’empêcher d’exploser, j’étais tellement excité. Tous les gens impliqués dans ce projet savaient à quel point je ressentais la pression et tout le monde était vraiment excité. C’est assurément un projet que je me rappellerai à jamais.»

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.