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Toujours 1500 postes à pourvoir dans les hôtels de Québec

Des hôtels pourraient être obligés de fermer des blocs de chambres durant la saison estivale

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Même s’il y avait plus de recruteurs que de candidats, mardi à Québec, prêts à s’engager dans l’industrie hôtelière, on ne baisse pas les bras. On espère toujours que les étudiants viendront prêter main-forte, quand leur session sera terminée.

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Les hôteliers de la région de Québec, qui doivent encore recruter quelque 1500 employés pour la haute saison touristique, devront se résigner à fermer des blocs de chambres, s’ils ne trouvent pas la main-d’œuvre nécessaire. 

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« Il manquerait encore 1500 postes à combler. C’est l’écho que nous avons sur le terrain », a affirmé Alupa Clarke, directeur général de l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ).  

Alupa Clarke, directeur général de l’AHRQ
Photo Stevens LeBlanc
Alupa Clarke, directeur général de l’AHRQ

Bien qu’une vingtaine d’employeurs étaient présents hier matin à l’Hôtel Pur pour participer à une activité de recrutement, force est d’admettre que les candidats étaient peu nombreux. 

« Ça va être un gros été. La question n’est pas : “Est-ce que les touristes vont être au rendez-vous ?” C’est plutôt : “Est-ce qu’on va avoir la main-d’œuvre nécessaire pour être ouvert à 100 pour cent au niveau des chambres ?” » se questionne encore M. Clarke. 

Les clientèles européenne et américaine font un retour à l’été, dit-il. Même si les chiffres pour les réservations sont impressionnants, selon lui, il faudra cependant attendre en 2024 pour atteindre les niveaux de 2019. 

« Pas de gaieté de cœur »

La décision de fermer des chambres en haute saison, lorsque le personnel n’est pas suffisant, n’est pas une décision qui se prend de gaieté de cœur vous diront les hôteliers. 

« Par moments, on n’a pas le choix, car on ne veut pas faire de compromis sur le service à la clientèle. On essaie de le faire le moins possible. Ce n’est pas quelque chose qu’on fait de gaieté de cœur. C’est une solution extrême », a partagé Renée Gosselin, directrice générale du Manoir Victoria qui a une vingtaine de postes à pourvoir. 

Malgré tout, l’enthousiasme est palpable en prévision de la prochaine saison. 

« L’été s’annonce très bien. Ça devrait dépasser facilement l’été passé, même si ça vient avec des défis opérationnels », a poursuivi Mme Gosselin. 

Des besoins criants

« Chez nous, les besoins de main-d’œuvre sont dans tous les départements », confie Karine Gervais, directrice générale de l’hôtel Marriott Québec Centre-ville. 

L’établissement compte une quinzaine de postes disponibles. Au passage du Journal, seulement deux candidats avaient laissé leur curriculum vitae.  

« Il faut revaloriser la profession. L’hôtellerie a été durement touchée. Les gens sont craintifs à cause des fermetures qu’il y a eues. Le fait d’être présent, même s’il n’y a pas beaucoup de candidats, ça envoie le message que l’hôtellerie est en train de se rebâtir et on a besoin de gens pour ce domaine-là », a fait part Mme Gervais.  

La chaîne Fairmont n’est pas épargnée. Au Château Frontenac, on cherche à pourvoir une cinquantaine de postes sur 175. Au Manoir Richelieu, à La Malbaie, les besoins sont encore plus criants, car on a besoin de 150 personnes. 

« On a 405 chambres dans Charlevoix. L’été dernier, on a roulé à 350 chambres. Parfois, nous étions à 300 chambres. Il se pourrait que ça se reproduise cet été encore, si on veut s’assurer d’un service à la clientèle de qualité », a dit Sabrina Racette, conseillère talent et culture au Fairmont.

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