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De l’aide réclamée pour le transport en autobus

La mobilité interrégionale ne se limite pas à l’avion

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Pendant que le gouvernement promet de rendre les vols interrégionaux abordables, des voix s’élèvent pour réclamer des investissements dans le réseau de transport interurbain par autobus «qui fait pitié».

«Si le Québec veut devenir un leader en transport interurbain, on a vraiment du chemin à faire. Est-ce qu’on pense vraiment que l’avenir de la mobilité interrégionale, c’est l’avion?», demande, incrédule, la professeure à Polytechnique Montréal Catherine Morency. 

La spécialiste en mobilité des personnes aimerait plutôt voir financées des solutions de rechange à l’auto solo en région, dont le transport par autocar. 

Car à l’heure actuelle, les billets ne sont pas donnés. Par exemple, un aller-retour entre Montréal et Sept-Îles coûte 466 $, et celui entre Montréal et Gaspé, 309 $ avec Orléans Express. 

À la merci de l'achalandage

Contrairement aux déplacements en transport en commun, ceux effectués entre régions ne sont pas subventionnés par Québec, à l’exception d’aides d’urgence. 

«Les compagnies de transport interrégional ne vivent que des billets qu’elles vendent aux utilisateurs» résume Luc Lafrance, p-d.g. de la Fédération des transporteurs par autobus. 

Or, le manque d’achalandage a entraîné la disparition de certains arrêts et la diminution de la fréquence des trajets depuis plusieurs années, et particulièrement avec la pandémie. 

«On fait vraiment pitié», glisse Mme Morency, qui rêve d’un réseau de transport en commun qui permette de se déplacer autrement qu’en auto à la grandeur du Québec. 

Des avantages

En attendant, une aide financière pour soutenir le développement réseau d’un transport interrégional serait la moindre des choses, surtout à l’heure où le Québec tente de diminuer son bilan de GES dans le domaine des transports.  

Et bien que moins rapide que l’aviation, l’industrie des autocars est beaucoup plus flexible et permet de voyager jusqu’à des endroits non desservis par les aéroports, soutient M. Lafrance. 

«Le système existe déjà, il s’agit de l’aider à s’améliorer au niveau de la tarification et de la disponibilité.»

Éternel combat

Pour sa part, Sarah V. Doyon, directrice générale de l’organisme en mobilité Trajectoire, rappelle que ce moyen de transport reste essentiel pour une grande partie de la population sans voiture qui n’aura pas les moyens de se payer un billet d’avion à 500 $.

À l’Union des municipalités du Québec, on se réjouit des récents investissements du ministère des Transports dans les liaisons aériennes, tout en insistant sur l’importance des autres options.

«La question des transports en région est un éternel combat. Là, on fait des gains en aérien, l’interurbain passe un peu sous le radar actuellement, mais va revenir à l’avant-plan prochainement», promet son président, Daniel Côté.

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