/news/currentevents
Navigation

Attentat au Métropolis: la Sûreté du Québec devra effectuer ses recherches

election pq
Photo d'archives, Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

La Sûreté du Québec devra faire ses recherches pour déterminer quelles étaient les six menaces contre Pauline Marois le soir de l’attentat du Métropolis, a ordonné un juge au procès civil de techniciens de scène qui accusent les autorités d’avoir mal fait leur travail ce soir-là.

• À lire aussi: La SQ n’a pensé qu’à la menace à l’intérieur

• À lire aussi: Attentat du Métropolis: voici le rapport que la SQ a tenté de cacher

« Sur neuf témoins interrogés, personne n’a pu donner de détails. Sans pour autant les blâmer, il est surprenant que personne n’ait pu éclairer le tribunal », a dit le juge Philippe Bélanger aujourd'hui, au palais de justice de Montréal.

Le procureur général du Québec aura donc quelques jours pour trouver quelles menaces contre Mme Marois avaient été détectées le soir de sa victoire électorale du 4 septembre 2012. Richard Henry Bain avait alors gâché la fête en faisant irruption à l’arrière du Métropolis, tuant par balle le technicien Denis Blanchette et blessant Dave Courage. 

Pour quatre techniciens de scène, la Sûreté du Québec et la police de Montréal ont toutes deux manqué à leur devoir ce soir-là, en ne surveillant pas cette partie de l’immeuble, et réclament 600 000 $ en dédommagement.  

  • Écoutez le début de la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault sur QUB radio:    

Recherche de la vérité

Or, si plusieurs responsables de la SQ ce soir-là ont affirmé que six menaces pesaient sur Pauline Marois ce jour-là, aucun n’a été capable de dire en quoi elles consistaient. Tout ce que l’on sait, c’est que « cela ne concernait pas Bain », selon eux, et que ces menaces « avaient été enquêtées », même si tout le monde semble ignorer par qui.

Ces réponses n’ont pas satisfait le juge, qui a rappelé l’importance de la recherche de la vérité. Il a donc ordonné que le procureur général du Québec trouve quelles étaient ces menaces.

« Les demandeurs reprochent [aux policiers] d’avoir mal évalué les risques. Il pourrait s’agir d’informations pertinentes », a dit le magistrat.

L’État devra aussi trouver qui a enquêté sur ces menaces. Enfin, il devra indiquer qui a été informé de l’existence de ces menaces.

Les parties reviendront en cour la semaine prochaine, afin de faire une mise à jour des recherches réalisées par la SQ.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.