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Vulgaires Machins sonne le retour...

Vulgaires Machins
Photo courtoisie, Kelly Jacob Vulgaires Machins donnera six concerts cet automne avec Anti-Flag. La formation a connu du succès entre 2006 et 2012, remportant même le Prix Juno de l’album francophone de l’année en 2007.

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Le groupe punk québécois Vulgaires Machins est de retour. Plus de dix ans après avoir sorti du matériel original, la formation menée par Guillaume Beauregard et Marie-Ève Roy lance aujourd’hui même une nouvelle chanson, Je lève mon verre, qui se retrouvera sur le futur sixième album du groupe, cet automne. 

Cette belle nouvelle n’est pas réellement une surprise pour les amateurs du groupe qui ont été à l’affût ces dernières années. Après avoir cessé ses activités en 2013, Vulgaires Machins a fait de petits retours sur scène en 2016 et 2019. 

« Pour quiconque est un peu perspicace, ça fait trois ou quatre ans qu’on dit qu’on ne fera pas de shows sans faire de nouvel album », dit le chanteur Guillaume Beauregard en riant. 

Une pause 

Après avoir vu leur batteur de longue date, Patrick Landry, quitter le groupe en 2013, les trois membres restants de Vulgaires Machins ont décidé de vaquer à leurs propres occupations. Alors que Guillaume et Marie-Ève ont tenté l’aventure en solo, le bassiste, Maxime Beauregard s’est quant à lui tourné du côté de la construction. 

Après avoir recruté le batteur Pat Sayers, et constaté que la chimie opérait à travers les quatre musiciens sur scène, l’idée d’un véritable retour a par la suite été envisagée. C’est à l’hiver 2020, « deux semaines avant la pandémie », que Guillaume Beauregard a commencé à écrire de nouvelles chansons pour le groupe. 

Besoin d’amour 

Le climat social tendu des dernières années a-t-il pu influencer certaines pièces du futur album ? « La chanson Je lève mon verre est un bon exemple de comment le contexte social peut influencer une toune des Vulgaires, répond Guillaume. On est dans un contexte où on a l’impression que les gens ont besoin d’amour plus que quoi que ce soit d’autre. » 

Aucune date précise n’a été arrêtée pour la sortie du sixième album du groupe, qui est déjà tout terminé. « Mais on parle du mois d’octobre pour l’instant », dit Guillaume. 

Le mois suivant, du 12 au 19 novembre, les Vulgaires feront une mini-tournée québécoise avec le groupe américain Anti-Flag. « On avait fait une tournée avec eux il y a quelques années et on s’était super bien entendus, dit Marie-Ève. On a hâte de revenir et de faire un beau show complet qui sera un événement.  

  • La nouvelle chanson de Vulgaires Machins, Je lève mon verre, est disponible sur toutes les plateformes numériques. vulgairesmachins.ca.   

Huit questions à Vulgaires Machins   

  

Quand vous avez travaillé tous les deux sur vos projets solo, est-ce que ça vous est déjà arrivé d’avoir une idée de chanson et de vous dire qu’elle cadrerait mieux pour les Vulgaires?

Marie-Ève Roy : « Moi, oui. En fait, quand on s’est mis à écrire pour le nouvel album des Vulgaires, j’avais de la misère à écrire juste pour les Vulgaires. Ça me bloquait de me donner cette avenue-là. J’ai juste essayé d’écrire pour me rendre compte, au bout de dix chansons, qu’il y en avait cinq qui étaient pour les Vulgaires et cinq autres que je pourrais garder pour mon projet solo. » 

Guillaume Beauregard : « Toutes les chansons moins bonnes vont être sur son album solo! [rires] [...] De mon côté, écrire pour les Vulgaires, ça me vient assez naturellement. Sachant que c’est ça le projet que j’ai envie de faire. Ça m’arrive d’écrire sans me préoccuper de ce que ça va être. » 

Pourquoi faire encore du Vulgaires Machins aujourd’hui?

Guillaume : « C’est très personnel, mais à un certain moment, j’avais envie de faire des trucs solo car j’avais besoin de prendre une distance de la chose politique et de la chose sociale. J’avais saturé de ça dans ma vie et j’avais besoin de m’exprimer autrement. [...] Vulgaires Machins vient du fait que ce n’est pas possible pour moi de vivre ma vie sans rester connecté avec les enjeux auxquels on fait face. C’est devenu vital et fondamental de me reposer ces questions-là, de me remettre à m’informer, à lire des essais sur différents sujets et essayer de prendre toute cette matière première-là et d’en faire des chansons. » 

Puisque vous êtes maintenant des parents, votre regard sur la société a-t-il changé par rapport à celui que vous aviez au début des années 2000?

Marie-Ève : « Oui, c’est clair. C’est un nouveau chapitre qu’on vit. C’est un nouveau regard qu’on porte sur le monde. C’est une urgence à faire du sens dans ce qu’on vit pour eux, pour l’avenir. C’est anxiogène et en même temps c’est beau, parce que mes enfants, c’est aussi l’espoir. » 

Guillaume : « Avec les enfants, ça devient impossible d’être cynique et d’être un nihiliste, à moins d’être dans le déni, peut-être. Pour moi, ça me paraît impossible. Mes enfants commencent à se questionner sur l’avenir. Pour moi, ne pas prendre la responsabilité d’avoir des réflexions par rapport à l’avenir de mes enfants, c’est comme déprimant de ne pas réfléchir à ça. Parce que c’est trop lourd. C’est un équilibre d’essayer de garder contact avec la réalité et en même temps de ne pas non plus sombrer dans un puits sans fond. » 

Vous allez sortir le mois prochain la discographie complète des Vulgaires sur support vinyle. Pour quelle raison?

Guillaume : « C’était d’abord parce que certains albums étaient discontinués. Et on se les faisait beaucoup demander par les fans. » 

Marie-Ève : J’ai vraiment l’impression que ça vient boucler une boucle de notre parcours. On a sorti tous nos albums et là, on est prêt à partir fresh. [...] Il y a un livre qui vient dans le coffret avec plein d’archives de photos. On s’est remémoré beaucoup de choses aussi. » 

Cette sortie n’est pas en lien avec un anniversaire du groupe?

Marie-Ève : « Non, les Vulgaires ont commencé en 1994. » 

Donc le groupe va fêter ses 30 ans dans... deux ans?

Guillaume : Ah, tu es lourd... pourquoi tu nous amènes là? [rires] » 

Cet automne, en plus du nouvel album, on aura droit à une mini-tournée de six dates avec Anti-Flag. Est-ce que la suite est ouverte pour Vulgaires Machins?

Marie-Ève : « La suite est ouverte. » 

Guillaume : « We are alive. We are back! » 

Allez-vous poursuivre parallèlement vos carrières solo?

Guillaume : « Ce sont des questions qu’on ne se permet même pas de se poser en ce moment. » 

Marie-Ève : « On prend un cycle à la fois. On a toujours fait ça. Là, on va sortir un album, on va faire des shows. Et après, on verra. Le cycle, ça fait déjà plus qu’un an et demi qu’on est là-dedans. Et on s’enligne pour encore une autre année. On laisse un cycle à la fois. » 

Guillaume : « Les prochains mois vont servir à ça, en fait. On va réfléchir à ce qui va venir. » 

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