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Au tour des femmes blanches...

GEN - OPÉRATION POLICIÈRE AVEC LE SPVM
Photo d’archives En prétendant progresser, on ne fait que semer le ressentiment et l’amertume, et tout cela se retournera contre ceux et celles qu’on dit vouloir aider.

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On apprenait hier que des femmes aspirant à devenir policières par la voie du programme AEC Diversité du ministère de la Sécurité publique devront revoir leurs plans.

Ces jeunes femmes ont, voyez-vous, la « malchance » d’être blanches. 

Le programme vient en effet de revoir ses critères pour l’an prochain : il sera dorénavant réservé aux Autochtones et aux minorités visibles. 

Principes

Ce programme, comme l’explique Le Journal d’aujourd’hui, s’adresse aux personnes qui ont déjà un diplôme d’études collégiales (DEC) et qui ne veulent pas devoir refaire tout un DEC en Techniques policières.

On se réjouit tous ensemble de ce grand bond en avant vers la justice sociale ?

Comprenez bien : on ne parle pas ici de choisir, à compétences égales, un candidat issu d’une minorité, mais d’exclure formellement quelqu’un sur la base de sa couleur.

La même chose se produit déjà dans le monde universitaire.

Des principes fondamentaux – ceux du mérite et de l’équité – sont foulés aux pieds. 

On nous dira évidemment que c’est un petit programme, mais quand des principes fondamentaux sont en cause, le nombre ne compte pas.

« C’est l’énergie et l’espoir que tu mets là-dedans, pour finalement te faire couper l’herbe sous le pied », dit l’une des exclues.

Elle ajoute : « Je ne peux même pas vous exprimer à quel point ma déception était immense [...]. »

Par crainte des représailles, elle s’exprime sous le couvert de l’anonymat (tiens, tiens), comme tant de personnes dans le milieu universitaire.  

Je compatis immensément avec ces jeunes femmes qui comprendront mieux maintenant comment d’autres se sentent.

Le seul côté positif de cette triste affaire est que plus ces cas se multiplieront, plus cette tumeur maligne du wokisme se répandra, plus on verra qu’il est trompeur de la réduire aux jérémiades d’un « boys club » perdant ses vieux avantages.

On veut, plaident les autorités, un corps policier plus « diversifié ».  

L’objectif est certainement louable, mais il faudrait se poser au moins deux questions.

D’abord, s’il y a insuffisamment de diversité, est-ce pour cause de discrimination systémique à l’embauche ou, peut-être, parce que ce métier n’est guère populaire auprès de certaines communautés ?

On évoque souvent, par exemple, le manque de « diversité » chez les professeurs d’université, alors que les longues études requises pour y parvenir sont découragées dans certains milieux.

Ensuite, faut-il des mesures aussi extrêmes qu’une exclusion formelle fondée sur la couleur de peau pour parvenir à cette diversité au grand galop ? 

Avant de faire des discours moralisateurs de justification, imaginez si c’était votre fille.

Qui peut sérieusement dire que le corps policier dans la région métropolitaine – seul endroit du Québec où la diversité est un enjeu sérieux – est pareil à ce qu’il était jadis ?

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal au micro de Richard Martineau sur QUB radio :

Amertume

On n’est jamais étonné quand on apprend que de telles politiques sont soutenues par le gouvernement Trudeau, idéologiquement fanatisé. 

Le gouvernement Legault s’y met lui aussi ?

Ces politiques sèment un ressentiment et une amertume totalement contre-productifs.

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