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«Charte des régions»: le PLQ veut nommer un sous-ministre pour chaque région

«Charte des régions»: le PLQ veut nommer un sous-ministre pour chaque région
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La cheffe libérale, Dominique Anglade, qui demeure « confiante » malgré la chute incessante de ses appuis dans les intentions de vote, promet de nommer dans chaque région un sous-ministre chargé de faire avancer les dossiers locaux.

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Il s’agit de la pierre angulaire de la nouvelle « Charte des régions » dévoilée aujourd'hui à Trois-Rivières, un document d’une trentaine de pages dans lequel le Parti libéral du Québec s’engage à « redonner plus de pouvoir aux régions ».

Selon Mme Anglade, la traditionnelle nomination d’un ministre responsable dans chaque région ne permet pas d’assurer une représentation régionale suffisante au sein de l’appareil gouvernemental.

La cheffe libérale propose donc de mettre sur pied une nouvelle structure de « gouvernance régionalisée ». Selon la formule privilégiée par le PLQ, qui mise maintenant sur le slogan « moins de paternalisme, plus de régionalisme », chaque région serait dotée d’un sous-ministre attitré, qui relèverait du ministère du Conseil exécutif, soit le ministère du premier ministre. 

« Pour la région, par la région »

Ces sous-ministres auraient la particularité de vivre dans la région qu’ils représentent et ils seraient appuyés par un « secrétariat avec des fonctionnaires qui sont dans la région, qui vont prendre des décisions pour la région, par la région », a fait valoir Mme Anglade.

« Ce n’est pas quelqu’un à Québec qui va décider pour la Mauricie comment les choses vont être faites », a insisté la cheffe libérale. Elle croit que le gouvernement caquiste fait fausse route avec son plan de régionalisation de la fonction publique, qui se résume, selon elle, à « prendre 5000 fonctionnaires qui vont faire du télétravail ».

Plus tard dans la journée, le chef caquiste François Legault a observé que l’approche proposée par le PLQ a « déjà été essayée » et que « ça n’a pas fonctionné ».

« D’ajouter une structure, ça ajouterait de la bureaucratie et, selon moi, ce n’est pas une bonne idée », a laissé tomber le premier ministre. Son entourage a d’ailleurs rappelé que peu de temps après l’arrivée de Jean Charest au pouvoir, en 2003, 16 sous-ministres adjoints aux régions avaient été écartés par les libéraux. 

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« Très confiante » malgré tout

Par ailleurs, Dominique Anglade a assuré qu’elle demeure « confiante », malgré la chute qui se poursuit pour son parti dans les intentions de vote.

« Je ne tiens absolument rien pour acquis », a réagi la cheffe libérale. « Lancer la serviette ? Au contraire ! Aujourd’hui, ce qu’on fait, justement, c’est partir la machine », a-t-elle signalé.

Elle ne se sent pas non plus menacée par Balamara Holness, qui veut ravir des circonscriptions libérales de l’ouest de Montréal avec un nouveau parti.

« Je suis très confiante que les gens vont regarder ça et puis vont se dire : “nous ce qu’on veut, c’est avoir une voix forte à l’Assemblée nationale et ça passe par le Parti libéral”. »

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