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Du Manitoba au Québec

Marie-France Desmaray
Photo courtoisie, Picasa

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Après le succès éclatant de son premier roman, Les amants de la Rivière-Rouge, l’écrivaine française Marie-France Desmaray propose la suite des aventures de son héroïne Rose Guilbaud, arrivée bébé au Canada, dans Le tourbillon des illusions. Au tournant des années 1940, Rose, devenue infirmière, quitte son Manitoba d’adoption et décroche un emploi à l’usine Angus du Canadien Pacifique à Montréal. Elle y fera une rencontre déterminante... qui l’obligera à se poser beaucoup de questions.

Rose Guilbaud est la fille de Louise, une Française qui avait décidé de refaire sa vie au Canada. Elle est heureuse dans sa petite communauté francophone du Manitoba. Mais lorsque la menace d’un conflit mondial se fait réalité, elle choisit de participer à l’effort de guerre.

Défiant sa mère, la jeune infirmière part pour Montréal, où elle rencontre Robert O’Neil, un instructeur de l’armée qui a passé son enfance aux Îles-de-la-Madeleine. Rose en tombe follement amoureuse. Mais est-ce une relation qui a de l’avenir ou une illusion ? 

Marie-France Desmaray, une écrivaine passionnée par l’histoire des communautés francophones du Manitoba, a revisité le contexte des années 1940 pour faire le portrait de cette jeune femme qui avait des envies de modernité.

« C’est un gros travail de recherches. Je suis passionnée de livres et comme je passe mon temps à chercher des références sur Internet, dès que je tombe sur quelque chose, je me le commande ! J’ai acheté des livres sur les Îles-de-la-Madeleine. Jacqueline Blay, au Manitoba, m’aide énormément aussi. » Cette alliée de taille est détentrice d’une maîtrise en histoire canadienne de l’Université du Manitoba et président de la Société historique de Saint-Boniface et de la Maison Gabrielle-Roy, au Manitoba.

Le goût des îles

Rose, dans le roman, tombe amoureuse du madelinot Robert O’Neil. 

« Tu sais comment c’est venu ? Lorsque j’étais au Salon du livre de Québec, il y avait une autrice qui était à côté de moi. Elle était originaire des Îles-de-la-Madeleine. On a énormément discuté et ça m’a donné le goût de ces îles. Et là où j’habite, en Vendée, on est au bord de la mer. J’adore la mer et je suis passionnée par tout ce qui est maritime et les Îles-de-la-Madeleine, ça m’a vraiment parlé. » 

Dans le roman, Rose quitte donc les Prairies, en direction de Montréal. 

« Je trouvais que j’avais énormément exploité le Manitoba dans Les amants de la Rivière-Rouge donc je trouvais intéressant de faire voyager les lecteurs. Ici, en Europe, tous mes lecteurs ont adoré découvrir cette province. Mais parler d’une province plus connue avec le Québec, c’est bien. Ça fait voyager. »

Marie-France Desmaray a le sentiment, après deux livres, de mieux connaître les régions francophones du Canada. 

« Ça m’a fait évoluer au niveau de mes personnages. Quand j’ai écrit Les amants de la Rivière-Rouge, je n’avais pas de perspective et pour moi, ça s’arrêtait là. Mais j’ai été portée par l’enthousiasme des lecteurs qui attendaient une suite. » 

  • Marie-France Desmaray a connu un succès éclatant avec son premier roman, Les amants de la Rivière-Rouge
  • Un troisième tome sera publié l’année prochaine. 
  • Elle habite en Vendée, en France.  
Marie-France Desmaray
Photo courtoisie

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