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Les bonnes façons de déjouer les mouchetées

Campeau mouchetes
Photo courtoisie Il existe de nombreuses manières pour taquiner les ombles de fontaine et réussir à les faire réagir.

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Parmi les très nombreuses techniques existant pour tromper la vigilance des ombles de fontaine, en voici une quinzaine qui ont fait leurs preuves. 

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Pour souligner l’ouverture de la pêche, je présente aujourd’hui un texte pour les néophytes qui souhaitent se mesurer à l’espèce la plus populaire de la Belle Province ainsi que pour les habitués voulant rafraîchir leurs idées sur les diverses approches performantes.

À la base : La façon la plus simple et élémentaire de tenter sa chance consiste à pêcher à la ligne morte. Pour ce faire, il suffit de nouer un hameçon sur le fil principal et de positionner un lest de 20 à 60 cm plus bas. On empale ensuite un lombric bien juteux. Le montage peut varier de forme et de longueur en fonction de l’environnement marin.

Au naturel : Les truites raffolent des vers de terre. Lorsqu’il n’y a pas trop de vent ou de courant, il est possible d’attacher un hameçon de petite taille au bout d’un fil fin, idéalement invisible, en fluorocarbone. On positionne le crochet acéré de part en part de la tête du lombric. On lance le tout doucement ou on le laisse dériver avec le flot des eaux. L’appât vivant va se tortiller et attirer l’attention. Dès que le fil bouge, effectuez un balayage progressif, sans quoi vous perdrez instantanément votre offrande.  

Décollé du fond : Quand les poissons ciblés avoisinent les bas-fonds, servez-vous d’un lest léger sous forme d’un plomb-bottine ou fendu. À une distance de 30 à 90 cm plus loin, attachez une tête flottante à l’extrémité de votre ligne. Empalez ensuite un vers par la tête, tel qu’expliqué au paragraphe précédent. Vous pourrez alors exploiter une de ces petites créatures rampantes en profondeur. Il est également possible d’injecter de l’air dans la queue du ver pour qu’il se soulève du fond. La pêche à la dérive ou au lancer est à privilégier. 

En suspension : Une bonne manière pour capturer des poissons entre deux eaux consiste à se servir d’une flotte profilée opposant peu de résistance, comme une Thill, par exemple. Attachez un petit hameçon et empalez un ver bien vivant. Installez deux ou trois split shot de petite taille sur le fil médian entre la flotte et l’hameçon pour garder la présentation à la profondeur voulue. Dès que la flotte s’anime, récupérez la tension et appliquez une motion de ferrage progressive.

Attrayant : Il existe une foule d’attracteurs sous forme de cuillères simples, doubles ou même de chapelets. Il est possible de positionner un hameçon et un ver, directement derrière ces derniers. Il est toutefois souvent préférable d’attacher un bout de fil de 15 à 60 cm derrière ceux-ci, puis d’y nouer votre gueuleton.  

En vrille : Dans le même ordre d’idée que le paragraphe précédent, il existe des harnais allant des plus petits, sous forme de Bob-It, jusqu’aux plus longs pour le doré. Les petites viroles tournoient alors sur des montages de longueur prédéterminée. On peut s’en servir avec ou sans lest, au lancer, à la traîne ou à la dérive. Optez pour des modèles avec des hameçons performants.

Colosse : La présentation la plus spectaculaire dans les dérivés des deux dernières approches est la Lake Clear Special, mieux connue sous l’appellation de Banane. L’attracteur surdimensionné tourne sur un axe central et on noue un hameçon et un lombric de 30 à 90 cm à l’arrière. On se sert d’un gouvernail de type Rudder pour empêcher le fil de vriller. On l’exploite à la traîne, à proximité du fond marin ou juste en bordure des lignes d’herbes. 

Vibration : Les championnes au niveau vibratoire sont les petites cuillères tournantes Aglia, Black Fury, Xtra Deep, etc. On se sert d’un modèle de taille 00, 0 ou 1, en fonction de la grosseur des truites visées. Si le plan d’eau abrite des mouchetées imposantes, allez-y avec le format 2, voire 3. On s’en sert tel quel avec un trépied garni ou non, que ce soit au lancer ou à la traîne. Certaines offrandes sont proposées avec un hameçon Siwash et d’autres offrent la possibilité de remplacer facilement le grappin par un hameçon simple, comme la Comet, la Ac Hybrid, etc. On peut alors y jumeler un lombric. 

Vairon : Quand madame la truite atteint la maturité, elle commence à se nourrir de menés. Des leurres métalliques de petite taille comme les Ridge Back, Wabler W10 ou W20, Moselook Midget et autres du même genre vont se déhancher et occasionner des reflets et des vibrations qui attireront tous les sens des ombles comme s’il s’agissait d’une vraie source de nourriture. On les exploite avec le trépied ou avec un avançon et un ver.

Ondulante : De nombreuses offrandes métalliques comprennent les mots Wabler, Wabbler, ou Wobbler dans leur nom. Il en existe des tonnes, allant de la Toronto jusqu’à la Lake Clear. Ces dernières sont dessinées pour se déplacer sur un axe sinueux et intermittent. Elles agissent à titre d’attracteurs émettant des lueurs et des ondulations. On ficelle un bas de ligne, soit un bout de corde derrière la cuillère allant de 15 cm au printemps à beaucoup plus long en été, avec un hameçon et un lombric.

Combinaison : Prenez la présentation précédente et nouez une mouche de type Muddler à une distance de 15 à 30 cm à l’avant de l’offrande métallique. Vous donnerez alors l’impression à la mouchetée qu’un intrus appétissant essaie d’attraper l’attrayante imitation poilue.

Alléchant : La majorité des espèces sont opportunistes. Elles tenteront donc de déployer le moins d’effort possible pour se nourrir. En catapultant des petits jigs, qu’ils soient souples ou confectionnés comme une mouche, vous simulez une source de nourriture alléchante et facile à engober. On les laisse caler sans retenue et on les fait sursauter à l’occasion. Optez pour des modèles ultras légers et du fil fin et invisible de 4 livres/test.

Imitatif : Les truites de belle taille ne laisseront pas passer au-dessus de leur champ d’attaque une proie terrestre comme un mulot, une sauterelle ou une petite grenouille. Il existe sur le marché de nombreuses offrandes de surface qui les imitent. Il suffit de les lancer au loin, d’attendre quelques secondes, puis de débuter une récupération lente, par saccades, entrecoupée de pauses. Si une mouchetée s’en empare et la fait disparaître sous le film de l’eau, ferrez sur-le-champ. 

Petit poisson : Tel qu’expliqué précédemment, les ogresses se laisseront volontiers tenter par des poissons-nageurs. Il existe une foule de devons de moins de 6 cm capables d’imiter à perfection les cyprins. On s’en sert de toutes les manières, en bordure ou au large. Évitez les accessoires superflus comme un avançon métallique ou un crochet et favorisez un fil fin.  

Moucheuse : Juste pour cette section, il serait possible de composer un texte entier. Que ce soit en surface avec une soie flottante, entre deux eaux avec une soie calante ou en profondeur avec soie alourdie, vous pourrez présenter des imitations de toutes sortes aux différents stages de leur évolution. Au lancer ou à la traîne, vous aurez de bons résultats avec des Adams Irrésistible, Ausable Wulff, Hornberg Spéciale, Pheasant Tail, Presque Pas, 13-A Brune, Woolly Bugger noire, Grizzly Muddler, etc.

Bonne pêche !


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