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Salut Guy et merci pour tout!

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Guy Lafleur lors du retrait de son numéro 4, porté avec les Remparts, par la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le 28 octobre 2021, au Centre Vidéotron à Québec.

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Guy Lafleur se savait condamné à plus ou moins long terme. Mais il voulait vivre le plus longtemps possible. Il se disait que si la médecine contribuait à prolonger son passage sur terre de 10 ou 15 ans, il en serait très heureux, et ce, malgré les inconvénients que ça lui causerait.

Mais le cancer qui détruisait ses poumons était virulent. Il l’a combattu jusqu’à sa dernière once d’énergie. Il n’était pas prêt à partir.

Soixante-dix ans, ce n’est pas vieux.

C’est triste, mais la mort fait partie de la vie.

Un grand Québécois

Par contre, le souvenir de Guy Lafleur ne s’effacera jamais de la mémoire des gens qui ont applaudi ses exploits sur la patinoire et qui ont apprécié l’homme tout autant.

Guy était un personnage authentique, charismatique. Il dégageait une présence lumineuse.

Les amateurs l’aimaient pour sa simplicité et sa franchise. Il était du même moule que Maurice Richard et René Lévesque.

Il était un héros populaire, mais comme le chante encore Robert Charlebois, un gars ben ordinaire.

Un gars du peuple.

C’est probablement le souvenir que Lafleur veut que l’on garde de lui.

Franchise et honnêteté

Son après-carrière a été à l’égal du grand joueur qu’il fut. Il n’a jamais déçu son public. Il était présent pour tout le monde, une qualité que lui avait transmise son idole Jean Béliveau. Il avait de la misère à dire non.

Il n’était pas capable de mentir non plus.

Guy LafleurGuy Lafleur | 1951-2022
30 mars 1991 - Ovation pour Guy Lafleur lors de son dernier match a vie au Forum dans l'uniforme des Nordiques. Les archives / Le Journal de Montreal
Guy Lafleur durant ses années avec Le Canadien Bruce Bennett Studios via Getty Images
Guy Lafleur André Toto Gingras LE JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI
Le club de hockey Canadien présente les récipiendaires des prix d’excellence et du mérite Guy-Lafleur pour 2017-2018 CHANTAL POIRIER / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
Guy Lafleur lors du dernier match de sa tournée d'adieu au Centre Bell, le dimanche 5 décembre 2010. Sébastien St-Jean / 24Heures / Agence QMI
11 septembre 1971 - À la veille de son premier camp d'entrainement avec le Canadien de Montréal, pour la première fois Guy Lafleur en profite pour donner quelques coups de patin sur la patinoire du Forum. Sur la photo il est en compagnie de Jean Béliveau. Les archives / Le Journal de Montreal
Photo dédicacée de Guy Lafleur dans son uniforme des Remparts de Québec Courtoisie
Guy Lafleur dans le cadre de la soirée du retrait du numéro 4 de Guy Lafleur au Centre Slush Puppie de Gatineau le mercredi 29 septembre 2021 MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
Guy Lafleur et sa bannière dans le cadre de la soirée du retrait du numéro 4 de Guy Lafleur au Centre Slush Puppie de Gatineau le mercredi 29 septembre 2021 MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
Dernier match de Guy Lafleur avec les Nordiques de Québec, à Montréal le 30 mars 1991 Les archives / Le Journal de Montreal
Sculpture de Guy Lafleur en bronze Les archives / Le Journal de Montreal
Guy Lafleur, Pee-Wee Collection Tournoi Pee-Wee de Québec, Fonds Photo Moderne
Guy Lafleur, Pee-Wee Collection Tournoi Pee-Wee de Québec, Fonds Photo Moderne
Guy Lafleur et les trophée Art Ross, Conn Smythe et Lester B. Pearson, Forum de Montréal, 1976 Denis Brodeur / NHLI via Getty Images
Guy Lafleur, alors membre de Team Canada, signe des autographes durant un entraînement pour la Coupe Canada, Montréal 1976 Denis Brodeur / NHLI via Getty Images
Guy Lafleur et le gardien de but Murray Bannerman #30 des Blackhawks de Chicago, Forum de Montréal 1980 Denis Brodeur / NHLI via Getty Images
Guy Lafleur et le gardien Mike Palmateer des Maple Leafs de Toronto Dick Darrell / Toronto Star via Getty Images
7 mars 1975 - Guy Lafleur devient le premier joueur de toute l'histoire du club Canadiens à atteindre les 100 points en une seule saison Lors d'une victoire de 8 à 4 contre les Capitals de Washington Les archives / Le Journal de Montreal
Guy Lafleur sur le banc durant un match (3) de finale contre les Bruins de Boston, Boston Gardens, 1977 Dick Raphael / Sports Illustrated via Getty Images
Annonce de la première retraite de Guy Lafleur Les Archives / Le Journal de Montréal
La LHJMQ retire le numéro 4 de Guy Lafleur au Centre Videotron de Québec, jeudi le 28 octobre 2021 STEVENS LEBLANC / JOURNAL DE QUÉBEC / AGENCE QMI

Il livrait le fond de sa pensée sur les difficultés du Canadien, au grand dam des dirigeants de l’organisation pour qui il travaillait en qualité d’ambassadeur.

Mais comme le Rocket et Monsieur Béliveau, il était intouchable. 

Ses propos incisifs ne faisaient pas toujours l’unanimité, mais sa popularité n’en fut jamais affectée.

Le peuple québécois l’adorait tel qu’il était. 

On n’aurait pas voulu qu’il change. Car il n’aurait pas été vrai. Il n’était pas du genre à jouer la comédie.

Souvenir présent à jamais

C’est une icône qui nous quitte.

Comme pour tout personnage tant féminin que masculin qui marque l’imaginaire, Lafleur est immortalisé par des statues et sculptures.

L’une de celles-là se trouve sur la place portant son nom devant l’hôtel de ville de Thurso, en Outaouais, là où il a donné ses premiers coups de patin et fracassé des bandes de ses puissants tirs frappés, à un âge où une grande majorité avait du mal à soulever la rondelle avec un lancer du poignet.

Québec se souvient de ses grandes années avec les Remparts sur la place Jean-Béliveau aménagée devant le Centre Vidéotron.

À Montréal, Guy a sa place aux côtés d’Howie Morenz, Maurice Richard et Jean Béliveau, place du Centenaire, au Centre Bell.

Dernier d’une grande lignée

À ce jour, il demeure le dernier de la lignée des grands attaquants de l’histoire du Canadien.

De 1974 à 1980, il a été le meilleur joueur et le plus électrisant de la Ligue nationale de hockey.

Ses montées spectaculaires étaient saluées par les cris « Guy ! Guy ! Guy ! » au Forum. C’est le témoignage sacré ultime pour un athlète.

Lafleur en donnait pour leur argent aux amateurs qui payaient pour le voir jouer.

Ce n’était pas une obligation pour lui, c’était normal, tout simplement.

Comme tout grand artiste, il se sentait investi de la mission de donner son maximum en tout temps. Il nous soulevait de nos sièges pendant ses années de gloire.

Les jeunes s’imaginaient dans la peau de Guy Lafleur quand ils jouaient, à la patinoire du coin ou dans la ruelle, en bottines.

Guy Lafleur, c’était nous.

Salut Guy ! 

Merci pour les beaux souvenirs et ton amour du public.

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