/news/society
Navigation

Presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse: un bijou qu’on veut ouvrir au public

La Municipalité cherche une vocation pour le bâtiment datant de 1739.

Presbytère Saint-Michel-de-Bellechasse
Photo Stephanie Martin Le presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse est l’un des plus anciens en Amérique du Nord.

Coup d'oeil sur cet article

Les amateurs d’histoire peuvent rêver de visiter un jour l’un des plus anciens presbytères d’Amérique du Nord, alors que la Municipalité de Saint-Michel-de-Bellechasse assure qu’elle veut en permettre l’accès au public.

• À lire aussi: Le troisième plus vieux presbytère de la province sera protégé

• À lire aussi: Une pétition pour la sauvegarde du presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse

Le bâtiment datant de 1739 est un trésor patrimonial. Il a vu défiler sur le fleuve devant lui les troupes de James Wolfe en 1759, lors de la Conquête de la Nouvelle-France, et a été au cœur des troubles de l’invasion américaine en 1775. Le Journal a eu la chance de pouvoir le visiter. 

Depuis quelques mois, son importance patrimoniale a été reconnue par le ministère de la Culture, qui l’a placé en attente de classement. 

Le directeur général de la municipalité de Saint-Michel, Jean Lemieux, et le maire, Stéphane Garneau.
Photo Stephanie Martin
Le directeur général de la municipalité de Saint-Michel, Jean Lemieux, et le maire, Stéphane Garneau.

Cette reconnaissance potentielle par le gouvernement du Québec ouvre un éventail de possibilités pour le bâtiment qui fait face au fleuve dans un décor grandiose et qui, jusqu’à maintenant, n’a jamais été largement accessible au public. 

Entendre la population

Le nouveau conseil municipal de Saint-Michel s’est donné comme mandat d’entendre les désirs de sa population sur la vocation future du presbytère. 

Pour le maire, Stéphane Garneau, et le directeur général, Jean Lemieux, il est important de le « conserver pour les générations futures ». « Il faut que ce soit communautaire et que ça reste accessible à la population. »

L’ancienne administration voulait créer une « fiducie sociale », qui faisait en sorte de céder la propriété du bâtiment à une fiducie dirigée par un conseil d’administration. 

Sous les combles, on aperçoit une large cheminée de briques.
Photo Stephanie Martin
Sous les combles, on aperçoit une large cheminée de briques.

« Mais nous, on a décidé de prendre une autre avenue », dit M. Garneau. Cette option soulevait des inquiétudes pour la suite, explique-t-il. Avec le désengagement de la Municipalité, plusieurs craignaient que le bâtiment passe aux mains du privé en cas de défaut de la fiducie. 

À l’intérieur, aucuns travaux majeurs de rénovation n’ont été réalisés depuis une centaine d’années. Ainsi, plusieurs fenêtres et portes sont d’origine, on peut apprécier l’épaisseur des murs extérieurs de l’édifice, construits en pierres, et le presbytère a conservé un de ses aspects typiques des bâtiments du même genre de l’époque, c’est-à-dire son enfilade de portes séparant les pièces, dans le même axe, sur toute sa longueur. 

Chambre du curé

À l’étage, on peut encore voir la chambre du curé, et si on monte au grenier, on aperçoit l’isolation au bran de scie et l’épaisse cheminée de briques qui traverse le toit. 

Avec l’éventuel classement, la Municipalité aura droit à des subventions sur lesquelles elle mise pour mener un projet à bien. Cela s’ajoutera aux subventions déjà disponibles en vertu des programmes liés au patrimoine religieux. 

À l’étage, un corridor bordé de plusieurs pièces traverse toute la longueur du bâtiment.
Photo Stephanie Martin
À l’étage, un corridor bordé de plusieurs pièces traverse toute la longueur du bâtiment.

« On aspire à financer les travaux à 50 % au minimum », confie le maire. Des travaux qui se chiffreront en centaines de milliers de dollars. 

Consultation

La réponse tant attendue du Ministère viendra d’ici décembre. D’ici là, la Municipalité consulte sa population. Déjà, des idées de vocation avaient émergé. La Société des Amis du Presbytère de Saint-Michel-de-Bellechasse avait milité pour que le bâtiment devienne l’Espace bleu de la région de Chaudière-Appalaches. 

L’idée d’un centre d’excellence sur le patrimoine avait aussi circulé. 

L’avis d’intention de classement vise l’extérieur du bâtiment et exclut l’intérieur. 

Le presbytère de Saint-Michel en dates   

  • Le premier presbytère est construit en 1715 
  • En mauvais état, il est démoli et remplacé à partir de 1739 
  • Il est agrandi en 1790 
  • Le bâtiment subit sa dernière rénovation en 1854, alors qu’on soulève le carré de 18 pouces   

Sources : ministère de la Culture et GIRAM

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous partager à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse jdm-scoop@quebecormedia.com ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.