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Un controversé logiciel russe toujours utilisé

Le cégep de Jonquière se sert de l’antivirus Kaspersky

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Photo d'archives, AFP Le PDG de Kaspersky, Eugene Kaspersky.

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Un cégep a choisi de renouveler son utilisation d’un controversé logiciel russe, même si les États-Unis considèrent désormais l’antivirus comme une « menace pour la sécurité nationale ».

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L’Agence QMI a appris que le cégep de Jonquière a conclu le 4 avril dernier un contrat visant le renouvellement d’un an des solutions antivirus de Kaspersky.

« Ce qui est prévu, c’est de renouveler seulement pour une année la licence avec Kaspersky pour nous permettre de faire le travail d’analyse », a expliqué Sabrina Potvin, porte-parole pour le cégep.

Menace

La conclusion de ce contrat survient 10 jours après que le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis a placé le nom de Kaspersky Lab sur une courte liste d’entreprises des télécommunications représentant une menace pour la sécurité nationale. Déjà, en 2017, les États-Unis avaient banni l’utilisation du logiciel dans ses agences fédérales.

Conscient des menaces alléguées, le cégep affirme cependant ne pas avoir le choix de faire encore confiance à la multinationale russe. Du moins, pour le moment, car changer d’antivirus « implique une planification » qui « ne se fait pas du jour au lendemain ».

« Je ne vous cacherai pas que l’information qui a circulé et le contexte mondial actuel ont accéléré notre processus de réflexion », a ajouté Mme Potvin. Il n’était cependant pas possible de retirer immédiatement Kaspersky, car « on serait sans protection, ce qu’on ne peut pas faire, évidemment ».

On juge par ailleurs que de conserver l’antivirus n’est « pas particulièrement » risqué, notamment parce qu’« il n’y a pas actuellement de failles de sécurité qui sont confirmées ». D’ailleurs, il n’est pas certain que le cégep fera une croix définitive sur Kaspersky à la suite de sa « réflexion ». 

Situation suivie de près

Notre Bureau d’enquête révélait à la mi-mars que plusieurs organismes québécois utilisaient Kaspersky, dont Élections Québec. À la suite de nos questions, cette dernière avait cependant confirmé son intention de se débarrasser rapidement du controversé logiciel antivirus. 

Pour sa part, le ministère québécois de la Cybersécurité et du Numérique dit surveiller la situation de près sans pour autant déconseiller Kaspersky auprès des ministères et des organismes.

Kaspersky a été cofondée en 1997 par l’homme d’affaires russe Eugene Kaspersky. L’entreprise qualifie de « politiques » les soupçons à son égard et affirme n’avoir aucun lien avec le gouvernement russe.

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