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Jean Charest, ailier droit

Jean Charest lors d’un rassemblement à Québec pour la chefferie du Parti conservateur du Canada, le 25 mars dernier.
Photo d'Archives, Didier Debusschère Jean Charest lors d’un rassemblement à Québec pour la chefferie du Parti conservateur du Canada, le 25 mars dernier.

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Pendant que les héros sur glace meurent, plusieurs politiciens glissent de plus en plus à droite sur l’échiquier politique.

Les déclarations de Jean Charest, dans sa course à la direction du Parti conservateur du Canada quant au système de santé, nous rappellent malheureusement qu’il n’y a pas qu’aux États-Unis que le trumpisme fait des ravages.

Ce qu’on pensait inimaginable hier arrive maintenant avec un nombre grandissant d’émules de M. Trump et de politiciens qui « mangent la puck ».

Le propagandiste des partenariats privés-publics, lorsqu’il était premier ministre du Québec, veut concurrencer Pierre Poilievre en se manifestant plus à droite et plus centralisateur que celui-ci.

Il n’est pas certain que les militants conservateurs préféreront le caméléon Charest à l’intraitable Poilievre, un vrai néoconservateur.

M. Charest a beau vouloir se fondre dans le décor, ses positions récentes déplairont au Québec et paraîtront opportunistes dans le ROC.

Les parlementaires devraient contribuer à changer le monde pour le mieux. Ces temps-ci, on en voit plusieurs patiner à reculons et on manque affreusement d’ailiers gauches.

Faute de héros dans l’arène politique, on sublime avec ceux des amphithéâtres en faisant d’eux des légendes tels Guy Lafleur et Mike Bossy.

Blanchissage assuré

La conjoncture s’avère désolante pour les sociodémocrates. Les personnes qui rêvent d’une meilleure répartition de la richesse et d’une vie dans la dignité pour tous scorent de moins en moins.

Donald Trump a capturé le Parti républicain et plus de 70 millions d’Étatsuniens le suivent dans sa folie. Leur démocratie s’étiole en ouvrant la voie à un nouveau coup de force.

Avant même de connaître le résultat de l’élection présidentielle française, il est clair que l’extrême droite aura su tirer son épingle du jeu en entretenant un nationalisme recroquevillé sur lui-même.

Le tassement plus à droite du PCC n’augure rien de bon dans la quête d’un pays plus égalitaire et respectueux des domaines sous la juridiction des provinces.

Déjà à droite avec la CAQ, l’électorat québécois en redemande avec la montée progressive d’Éric Duhaime et de son parti. Cette popularité fondée sur le chacun pour soi ne peut que rendre encore plus malheureux les gens mal nantis.

Vivement les héros

La situation ne se révèle pas aussi dramatique que celle décrite dans Germinal, le roman d’Émile Zola, mais la justice sociale en prend pour son rhume depuis un bon bout de temps !

Toute la classe politique a salué Guy Lafleur comme le héros du peuple québécois sans qu’il ait vraiment changé quoi que ce soit dans nos vies, si ce n’est d’être fier de ses exploits et de s’en faire un patrimoine.

On voudrait bien retrouver de tels héros dans la classe politique d’hier et d’aujourd’hui avec toute l’incidence qu’elle a sur nos vies, mais les bons compteurs sont rares et les bons conteurs abondent.

Salut Guy, tu jouais pour toute l’équipe. Inspire une personnalité politique qui jouera pour tout le monde !

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