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Vers une autre hausse de 0,5% des taux

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La Banque du Canada met la table pour une autre augmentation de 0,5% du taux directeur, en juin, après une hausse similaire mi-avril. 

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«Je soupçonne que nous envisagerons une autre hausse de 50 points de base. Je n’écarte aucune option, mais une hausse de plus de 50 points de base serait très inhabituelle», a déclaré le gouverneur de la banque centrale, Tiff Macklem, en comité parlementaire lundi.

L’équipe de la banque centrale doit débattre de la trajectoire du taux directeur dans les prochaines semaines en vue de la prochaine annonce de l’institution, le 1er juin. Une nouvelle hausse aura pour impact de doper les taux d’intérêt hypothécaires et d’autres prêts aux particuliers et aux entreprises, dans le but de freiner la consommation.

Le 13 avril, la Banque du Canada a déjà fait grimper le taux directeur d’un demi-point de pourcentage, le faisant passer de 0,5% à 1%. Une hausse si subite n’avait jamais été vue depuis mai 2000. Le gouverneur Macklem prévenait alors que le taux directeur devrait grimper à 2 ou 3%, voire un peu au-delà, sans dire à quelle vitesse la hausse se produirait.

Inflation persistante

L’objectif est de ramener l’inflation sous contrôle, soit autour de la cible de 2%. À 6,7% d’augmentation annuelle, la hausse du coût de la vie donne des sueurs froides aux consommateurs, mais aussi à M. Macklem dont la crédibilité est mise à mal ces dernières semaines.

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Plusieurs économistes, dont Jean-François Perreault de la Banque Scotia et le sénateur Clément Gignac, ex-président de l'Association des économistes québécois, estiment que la Banque du Canada a mal diagnostiqué l’inflation et a, de fait, trop tardé à hausser le taux directeur, stimulant ainsi une économie qui aurait plutôt eu besoin d’un coup de frein depuis longtemps.

M. Macklem a admis devant les parlementaires s’être trompé sur le caractère «transitoire» de l’inflation. Il a expliqué avoir été surpris par la persistance des problèmes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, mais surtout par la guerre en Ukraine qui bouscule profondément les marchés mondiaux.

«Nous avons vu juste sur beaucoup de choses, nous nous sommes trompés sur d’autres. Nous réagissons», a-t-il dit.

«Je ne sais pas quand la guerre va se terminer. Pour le bien de tous, j’espère qu’elle se terminera très bientôt», a-t-il ajouté.

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