/sports/hockey/canadien
Navigation

Carey Price chez le médecin

Le gardien du Canadien rencontrera son chirurgien pendant le voyage de l’équipe à New York

Coup d'oeil sur cet article

Il y a toujours un nuage noir au-dessus de la tête de Carey Price. Un nuage menaçant, mais qui reste plus à la hauteur de son genou.  

• À lire aussi: Un hommage «à la façon» de Guy Lafleur

Price a accompagné ses coéquipiers pour le voyage à New York, mais il n’a pas rangé ses jambières et son masque dans la soute à bagages de l’avion. Il a pris la direction de Manhattan afin de rencontrer le chirurgien qui l’a opéré à un genou le 23 juillet. 

Encore une fois, l’état de santé du gardien étoile représente une source d’inquiétude dans l’environnement du Canadien. Mais on marche sur des œufs.

Photo Martin Chevalier

Prudence

Martin St-Louis a joué de prudence lors d’une conférence de presse, mardi, durant laquelle la majorité des questions tournaient sur le fameux genou du numéro 31. 

L’entraîneur-chef du Canadien a refusé de se dire alarmé pour son joueur. 

« C’est dur à dire, a-t-il répliqué lorsque questionné sur son niveau d’inquiétude. Il va continuer à se faire évaluer. C’est difficile de commenter là-dessus tant qu’on n’a pas les informations. »

Travail de longue haleine 

Price avait travaillé fort pour revenir au jeu cette saison. Le 15 avril, il a atteint son but en obtenant un premier départ depuis la finale de la Coupe Stanley contre le Lightning--- de Tampa Bay en affrontant les Islanders de New York. En une période de neuf jours, il a mis son corps à l’épreuve en se retrouvant devant le filet des siens à quatre reprises. 

Il n’a gagné aucun match, présentant une moyenne ronflante de 4,04 et un taux d’efficacité de ,853. Au-delà des chiffres qui ne sont pas représentatifs de son talent, mais aussi un trop court échantillon, Price n’a pas réussi à dissiper les doutes sur sa santé. 

Une rechute ?

« Je ne sais pas si je peux appeler ça une rechute, a poursuivi St-Louis. Il ira à New York pour se faire évaluer. Je ne sais pas s’il s’agit d’une rechute, mais je suis content de voir qu’il a pu jouer. On verra ce que les prochains jours amèneront. »

« Oui, ça fait mal de voir ça, a-t-il continué. Il a travaillé fort pour revenir. Mais peut-être que tout est correct. On ne le sait pas. »

Dans cette saison misérable, le retour de Price constituait une rare bonne nouvelle. Mais la bonne nouvelle s’est rapidement évaporée. Pour le CH, il s’agit d’un autre coup dur. 

« Est-ce que c’est démoralisant ? Oui. Je trouvais que c’était un gros plus pour lui de revenir au jeu après s’être battu pour y parvenir. Nous savions qu’avec Price qui était pour obtenir des départs, il n’aurait pas une navigation en douceur. Ça faisait partie des possibilités. C’est là qu’on se retrouve et c’est pour cette raison qu’on évaluera son cas. »

Photo Agence QMI, Joël Lemay

St-Louis a rapidement détourné le sujet du futur de son gardien. 

« C’est plus une question pour Kent [Hughes, le directeur général] ou Gorts [Jeff Gorton, le patron des opérations hockey] », a-t-il répliqué lorsqu’un collègue a demandé si l’organisation commençait à établir des plans pour un successeur. 

Autre son de cloche d’Anderson

Si St-Louis s’est tenu loin d’un discours alarmiste, Josh Anderson a ouvert un peu plus son jeu. 

« Oui, il y en a [des inquiétudes], a reconnu l’attaquant. On parle de Carey Price. Il est ici depuis toujours. Il est l’un des meilleurs de la LNH. Quand tu entends cette nouvelle, il y a des inquiétudes. On verra ce qui arrivera. »

Communication normale

La visite de Price chez son docteur pourrait s’inscrire dans une simple routine. 

« Je crois que c’est surtout une mise à jour, a souligné Anderson. Chaque fois que tu reviens d’une opération, il y a des rencontres avec les médecins. Je suis déjà passé par là. »

À sa dernière saison avec les Blue Jackets de Columbus, Anderson avait participé à seulement 26 matchs en raison d’une blessure à l’épaule gauche. Il s’était fait opérer en mars 2020. À son retour au jeu, dans l’uniforme du CH pour le début de la saison suivante, le gros ailier a gardé contact avec son chirurgien.

« J’ai passé beaucoup de temps au téléphone avec mon médecin, a-t-il précisé. Il était très bon avec moi. Je n’avais jamais eu une blessure de la sorte. Je lui fournissais des informations sur l’état de mon épaule pratiquement toutes les semaines. »

Des signaux inquiétants  

José Théodore parlait de drapeaux rouges et du pire scénario envisageable dans sa chronique de mardi au sujet de Carey Price. Il n’est pas l’unique ancien gardien à se poser des questions sur le futur du numéro 31. 

Patrick Lalime fait aussi partie de ce groupe. 

« Ça fait un bout que je suis inquiet, a dit notamment l’ancien gardien des Sénateurs, maintenant analyste à TVA Sports. C’était un gros moment pour Carey. Il l’avait mentionné lui-même avant son retour que c’était un gros test. Dans le match de samedi contre les Sénateurs à Ottawa, j’en parlais. Je ne le sentais pas à 100 %, de la façon qu’il bougeait sa jambe après les arrêts. Il y avait un inconfort avec son genou. »

Frustration visible

À Ottawa, Price a accordé six buts dans un deuxième match d’affilée. Il n’était pas l’ombre de lui-même. 

« Connaissant Carey, je voyais que ça le frustrait, a affirmé Lalime. Mais c’était plus que les buts qu’il pouvait donner. Il est un athlète de haut niveau. Il a des standards élevés. Je sentais surtout qu’il était déçu de la réaction de son corps. Même s’il est Carey Price, il a besoin de rester en bonne santé pour faire son boulot. » 

« Comme ancien gardien, je sais ce qu’il traverse. Quand tu reviens d’une blessure, ça reste toujours dans ta tête. Tu as toujours des doutes. Tu veux obtenir des réponses lors des entraînements et ensuite lors des matchs. C’est frustrant quand la douleur ne part pas. En temps normal, ça revient avec les répétitions. »

Les cas Rask et Bishop

À Boston, Tuukka Rask a choisi d’accrocher ses jambières en février après une carrière de 15 saisons. Le Finlandais de 35 ans a joué quatre matchs cette saison avec les Bruins après une opération à une hanche. Incapable de revenir à un niveau qu’il jugeait acceptable, il a opté pour la retraite. 

Ben Bishop, des Stars de Dallas, a vécu un phénomène semblable. L’athlète de 35 ans a annoncé sa retraite en décembre dernier en raison d’un problème dégénératif au genou droit. 

Price pourrait-il ajouter son nom à cette liste de gardiens nouvellement retraités ?

« On n’a pas toutes les données, a clamé Lalime. Il ne faut toutefois pas écarter cette possibilité. Tant qu’il n’y aura pas une certitude dans sa tête qu’il peut revenir en pleine forme, il se posera des questions. » 

Formation du Canadien à l’entraînement      

Attaquants  

  • Hoffman – Suzuki – Caufield     
  • R. Pitlick – Evans – Gallagher     
  • T. Pitlick – Dvorak – Anderson     
  • Dauphin – Poehling/Perreault – Pezzetta          

Défenseurs  

  • Edmundson – Petry     
  • Romanov – Savard     
  • Harris – Wideman     
  • Lagesson – Clague          

Gardiens  

  • Montembeault     
  • Primeau     
Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.