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Carey Price en plein manège

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Carey Price contrôle sa destinée. Il décide de son temps de jeu et possède une clause de non-mouvement qui lui permet de choisir de partir ou rester...

Dans le cas de partir, il peut aussi choisir sa destination. Autrement dit, le tandem Gorton & Hugues a beau avoir le meilleur plan possible pour le Canadien, Carey Price est celui qui décide si les schémas des patrons sont applicables.

Price doit décider de quoi sera fait la suite de sa carrière. Est-ce qu’elle prendra fin dans une semaine ? Est-ce qu’elle se poursuivra ici avec l’équipe qui l’a repêché ? 

Est-ce qu’il choisira de tenter d’ajouter la Coupe Stanley à son palmarès ? 

Si tel devait être le cas, il faudra qu’il passe à une autre équipe. Il n’y a plus assez de glace sur la terre pour calmer les enflures au genou de Carey jusqu’à la prochaine coupe du Canadien...

La scène était belle comme dans une vue. Deuxième période du match contre le Wild au Centre Bell. 

Le Minnesota mène 1 à 0, une courte avance puisque Price veille au grain. 

Pause publicitaire télévisuelle. Plutôt que se rendre au banc des siens pour s’éponger le front et échanger quelques complicités avec ses coéquipiers, Carey se rend dans le coin de la patinoire à la sortie de la resurfaceuse. 

Il y fait la conversation avec Angela et les enfants. On apprendra plus tard qu’il a expliqué à une de ses fillettes pourquoi des garçons ramassaient la neige sur la glace avec de grosses pelles... 

Comme une ligue de garage

Je répète que c’était beau. En même temps, c’est le genre de scène que l’on voit aux 2 glaces de Candiac dans une ligue de garage. 

Je ne crache pas dans la soupe, croyez-moi. Carey Price demeure ce que j’ai vu de plus beau devant un filet de la ligue nationale au cours de ma modeste vie. 

Après mon élan de mélancolie depuis les gradins, mardi soir, je me suis dit : « ça y est, c’est fini, il va prendre sa retraite »

Puis Carey est apparu détendu en point de presse d’après match. Il a de nouveau été plus généreux qu’en quinze ans à Montréal avant cette semaine. 

Il a dit « le jeu a commencé à ralentir devant moi... » Une phrase qui rappelle Keanu Reaves dans La Matrice

Une phrase qui change tout. Price a été au sommet de tous les gardiens de but du monde. Mais Price est magané. Physiquement et mentalement. 

Il avait des doutes quant à sa capacité à exceller de nouveau. 

Matchs difficiles

Face à un Wild coriace, il a constaté que même après une inactivité de dix mois, en deux matchs il a retrouvé ses marques. 

Autrement dit, il est encore capable de performer, de ne pas être un boulet pour son équipe. 

Ça, c’était avant de se faire ouvrir jeudi contre Philadelphie et samedi contre Ottawa, deux clubs de fond de grille. Si bien que, fatigué, il a raté l’hommage à Guy Lafleur dimanche et n’a pas pris le vol vers New York. 

Carey Price roule en plein manège actuellement. Ça lui donne certainement la nausée. 

Imaginez comment ça peut être dérangeant pour Gorton & Hugues qui tentent de préparer une suite gagnante. 

Le tandem de direction et le coach veulent aller vers l’attaque. Les partisans aussi. Et alors Carey, toi tu veux aller vers quoi ? 

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