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Éducation: et si on écoutait les vrais experts?

Éducation: et si on écoutait les vrais experts?
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

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Signe de la fin de la pandémie, l’éducation refait surface dans les médias avec des artistes et des observateurs qui y vont de leurs opinions sur le sujet.

Le modèle finlandais ratatiné à la coexistence des écoles publiques et privées financées à 100%, la sortie de Gregory Charles ou la remise en question des élèves en difficulté d’apprentissage intégrés dans la classe ordinaire en sont quelques soubresauts.

Le brassage de cage peut paraître intéressant tant qu’il ne sert pas à voiler les dégâts laissés par la pandémie.

Il n’y a pas de solutions simples aux problèmes complexes. Je demeure toutefois abasourdi par ce phénomène où tout le monde aurait la solution en éducation, sauf ceux qui y travaillent.

Priorité du peuple

L’éducation deviendra une priorité pour les politiciens quand elle le sera pour la population.

L’ancien président du CSE, Jean-Pierre Proulx, m’avait appris que l’éducation était au premier rang des priorités de moins de 10% des Québécois, selon des sondages recensés depuis les années 60.

La santé, les transports et l’économie dominaient largement le classement. Il n’est donc pas surprenant que les politiciens en restent au beau discours sans qu’on amène les grandes pointures à l’éducation.

Si François Legault voulait un vrai pilote à la tête de l’éducation, il aurait agi comme dans le secteur de la santé, lorsqu’il a remplacé Danielle McCann par Christian Dubé.

Les premiers pas

Le modèle finlandais repose sur le prestige qu’il accorde à l’éducation et aux enseignants. À peine 10% des étudiants postulant dans les facultés d’éducation sont retenus.

En mettant un terme à l’éducation à trois vitesses, les classes deviendraient moins lourdes et susciteraient moins de résistance à l’inclusion.

La formation des enseignants doit être rehaussée pour leur permettre de mieux accompagner les élèves en difficulté.

Voilà des voies qui pourraient être empruntées avant même que l’éducation devienne la priorité des Québécois.

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