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Ressources énergétiques: la majorité des Québécois favorables pour alimenter l’Europe

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Oil Pump Silhoutte
Photo Alexey Klementiev, Fotolia

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La majorité des Québécois sont favorables à l’exportation des ressources énergétiques vers l’Europe, dans un contexte d’invasion russe en Ukraine, selon un récent sondage dévoilé mardi.

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Selon le coup de sonde Ipsos pour le compte de l’Institut économique de Montréal (IEDM), 65 % des Québécois souhaitent voir les ressources énergétiques canadiennes exportées vers les pays européens qui dépendent de l’approvisionnement russe.

Les Québécois sont 54 % favorables à la construction de nouvelles infrastructures énergétiques, dont des pipelines, alors qu’au Canada 68 % des répondants sont pour une telle perspective.

Près de trois Québécois sur cinq sont pour l’exploitation du potentiel gazier et pétrolier de la province dans un objectif d’exporter la ressource vers le Vieux Continent, alors que plus de la moitié des sondés veulent raviver le projet GNL Québec.

Selon le sondage, 73 % des Québécois souhaitent avoir un meilleur accès aux produits pétroliers canadiens dans le but de freiner la flambée des prix de l’essence à la pompe, provoqué entre autres par la guerre en Ukraine.

«Au fil des années, nous avons observé que le niveau d'appui envers l'exploitation de nos ressources est plutôt élevé, mais il l'est encore davantage aujourd'hui», a indiqué Miguel Ouellette, économiste et directeur des opérations à l'IEDM.

Miguel Ouellette  économiste et directeur des opérations de l’Institut économique de Montréal.
le 12 nov 2020
BEN PELOSSE / LE JOURNAL DE MONTRÉAL.
Photo Ben Pelosse
Miguel Ouellette économiste et directeur des opérations de l’Institut économique de Montréal. le 12 nov 2020 BEN PELOSSE / LE JOURNAL DE MONTRÉAL.

«La construction de nouveaux oléoducs au Canada est incontournable pour exporter nos ressources énergétiques vers l'Europe, mais aussi pour diversifier notre commerce. En ce moment, 98 % de notre pétrole exporté est acheminé vers les États-Unis», a-t-il estimé.

«Il est grand temps de cesser de freiner les nouveaux projets, sans quoi nos œufs seront artificiellement maintenus dans le même panier éternellement», a recommandé l’expert de l’IEDM.

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