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SOS violence conjugale: la ministre n’entend pas intervenir davantage dans le dossier

SOS violence conjugale: la ministre n’entend pas intervenir davantage dans le dossier
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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La ministre responsable de la Condition féminine juge préoccupantes et graves les allégations de violence psychologique soutenues par le syndicat de SOS violence conjugale, mais n’entend pas intervenir davantage dans le dossier.  

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Notre Bureau d’enquête révélait mercredi qu’un climat de travail «malsain et toxique» régnerait depuis plusieurs mois chez SOS violence conjugale.  

La situation serait telle que le syndicat a fait parvenir en octobre dernier une lettre à la ministre responsable de la Condition féminine ainsi qu’au ministre de la Justice pour dénoncer, entre autres, le harcèlement et le manque de respect de la direction envers des employées.  

En réponse à cette missive, Québec a suggéré à l’employeur de faire appel au ministère du Travail pour mettre en place un processus de médiation. Cette offre n’a pas eu de suite.  

Pour la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) – qui représente la vingtaine d’employées de SOS violence conjugale –, le gouvernement n’en a pas fait assez. Québec a subventionné à la hauteur de 1,5 M$ l’organisme en 2021-2022 et se doit d’intervenir, selon l’organisation. 

«Qu’il nomme un médiateur. Qu’il y ait enquête!», peste Line Camerlain, vice-présidente de la CSQ, lors d’une entrevue téléphonique. 

Le Parti Québécois appelle lui aussi à une action de la ministre Isabelle Charest, la sommant d’organiser une médiation afin de régler ces enjeux.  

«C’est la responsabilité de la ministre, elle doit agir», a déclaré par écrit la députée Méganne Perry Melançon, porte-parole pour la condition féminine. 

Mécanismes existants

Isabelle Charest invite plutôt SOS violence conjugale à s’en remettre aux mécanismes existants, comme les griefs et les plaintes, par exemple. 

«Il faut utiliser ces recours-là et faire abstraction du contexte, parce que c’est une situation de travail», a-t-elle statué, lors d’une mêlée de presse à l’Assemblée nationale. 

Rien pour convaincre la CSQ, qui en appelle à une solution à court terme.  

«Déposer des griefs, on peut bien le faire. Mais ça va prendre des mois, sinon des années avant que ça se règle. On doit agir rapidement», insiste Mme Camerlain. 

Du côté de Québec solidaire, la porte-parole Manon Massé milite aussi pour une médiation afin de permettre aux parties d’identifier des «pistes de solution». 

«Les femmes victimes de violence conjugale ont besoin des services de SOS et tout le monde mérite un milieu de travail sain», a-t-elle affirmé, qualifiant la situation d’«inacceptable». 

L’attachée politique du ministre de la Justice n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue, hier. 

Avec Geneviève Lajoie, Bureau parlementaire 

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