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Victimes alléguées du Mont d’Youville: il interrompt le point de presse des Sœurs

Cri du cœur d’un ex-pensionnaire du Mont d’Youville

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc La victime alléguée, Jean Simard

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Une des quelque 500 victimes alléguées du Mont d’Youville, qui poursuit les Sœurs de la Charité, a perturbé leur point de presse, aujourd'hui, pour lancer un cri du cœur.

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Excédé par la lenteur des procédures judiciaires, Jean Simard a quitté son boulot et s’est précipité à Beauport dès qu’il a su qu’il y avait une annonce concernant l’avenir des terres agricoles des Sœurs.

Dès que le maire de Québec a terminé son allocution, M. Simard a gâché la fête en haussant le ton. Il a demandé si les 28,7 M$ offerts par le gouvernement aux Sœurs, pour leurs terres, allaient contribuer à « payer les victimes » de l’orphelinat Mont d’Youville qui ont intenté un recours collectif en 2018 pour des sévices physiques, sexuels et psychologiques survenus sur une longue période, entre 1925 et 1996.

« Je trouve ça immoral »

« Moi, je trouve ça un peu immoral. Je suis un petit peu mal à l’aise avec tout ce qui se passe aujourd’hui », a-t-il vociféré du fond de la salle. 

Durant son envolée de près de deux minutes, personne ne l’a interrompu. « Ça fait plus de quatre ans qu’on est en cour. C’est rendu avec 20 avocats dans le dossier. C’est un non-sens. Les victimes sont complètement absentes du débat. J’ai écrit au premier ministre, à Simon Jolin-Barette. Zéro réponse », a-t-il déploré. Rappelons que le CIUSSS de la Capitale-Nationale, le gouvernement du Québec et d’autres instances sont aussi impliqués dans ce dossier judiciaire qui s’embourbe.

  • Écoutez l'entrevue avec Jean Simard, ex-pensionnaire de l’orphelinat du Mont d’Youville sur QUB radio :

Faire bouger les choses

« Là, ils veulent nous interroger un par un. Dans mon cas, mon agresseur a été reconnu coupable. Qu’est-ce qu’ils veulent savoir en m’interrogeant ? L’odeur de son parfum quand il me demandait de l’embrasser après m’avoir battu ? » a-t-il lancé aux journalistes après son coup d’éclat, espérant que sa sortie fera « bouger » les choses.

L’avocat des religieuses, Me Jean Gagné, n’a pas voulu commenter en raison de la judiciarisation du dossier.

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