/news/coronavirus
Navigation

Port du masque obligatoire: une mesure à l’impact insaisissable

Port du masque obligatoire: une mesure à l’impact insaisissable
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Alors que le port obligatoire du masque pourrait être levé dans une quinzaine de jours au Québec, le changement pourrait n’avoir qu’un très faible impact sur la sixième vague, puisque cela ne semble pas avoir été le cas en Ontario non plus.

• À lire aussi: Port du masque: décision à venir en début de semaine prochaine

• À lire aussi: «On est complètement rendu là»: des professionnels de la santé appuient la levée du port du masque

«On va certainement avoir plus de transmission, ce qui ne veut pas dire qu’on va se retrouver avec une augmentation des cas», estime Benoit Barbeau, expert en virologie de l’UQAM. «Cette diminution pourrait prendre plus de temps, mais elle ne risquerait pas d’augmenter à nouveau.»

Les deux provinces ont connu une hausse importante des cas qui a débuté aux environs de la mi-mars, mais les deux l’ont traversée avec des règles différentes : en Ontario, la levée du port du masque s’est faite le 21 mars, il y a plus d’un mois déjà. Le changement ne s'est pas traduit par une hausse «dramatique» des admissions à l'hôpital, comme le souligne le Dr Barbeau.

Notons que le port du masque reste obligatoire dans les milieux de soins de santé et que le gouvernement de Doug Ford a récemment étendu la mesure jusqu’au 11 juin dans les transports en commun.

Un impact difficile à saisir

Dans un court rapport publié le 11 avril, la santé publique de l’Ontario a établi un «lien temporel» entre la levée de la mesure obligatoire et l’augmentation des cas pendant la 6e vague. Le même jour, le chef de la santé publique a «fortement recommandé» de continuer à porter le masque sur une base volontaire.

Ce lien est moins évident aux yeux de la Dre Allison McGeer, chercheuse à l’hôpital Mount Sinai de Toronto et sommité en maladies infectieuses.

«On ne peut pas isoler un facteur comme le port du masque et déterminer avec assurance l’impact qu’il a eu dans le portrait global de la situation épidémique», dit-elle en entrevue.

Celle-ci souligne aussi que l’Ontario a procédé à un relâchement généralisé des milieux publics avec quelques semaines d’avance par rapport au Québec, ce qui rend plus difficile encore l’analyse de l’impact du port du masque sur les hospitalisations.

Dès le 14 mars, la province avait déjà mis fin à l’exigence de la vaccination pour entrer dans les écoles, les hôpitaux et les maisons de soins de longue durée.

Autre fait à noter: «même l’obligation a été levée, bien des gens ont continué à porter le masque volontairement, et nous n’avons aucune donnée concernant le changement dans les habitudes des gens», explique la Dre McGeer.

Un indicateur existe toutefois : un sondage Angus Reid publié le 15 mars révélait que 75 % des Ontariens et 73 % des Canadiens se disaient en faveur du port du masque dans les espaces publics intérieurs, ce qui laisse croire que les masques ne tomberont pas pour tout le monde, même après le 14 mai.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.