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Une publication diffamatoire sur Facebook lui coûte cher

La femme a écrit des propos mensongers sur une candidate du Parti conservateur lors des élections fédérales

Une publication diffamatoire sur Facebook lui coûte cher
Photo AFP

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En condamnant une femme à verser 6000$ à une ex-candidate du Parti conservateur du Canada pour avoir tenu des propos diffamatoires sur Facebook, un juge a rappelé que même une personnalité publique a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée. 

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«Ça fait un peu plus de deux ans que vous, le père de mes enfants et toi, êtes méchants avec moi, me rabaissez et me rendez la vie extrêmement difficile», a notamment écrit Noémie Simard sur sa page Facebook à propos de Véronique Laprise à la veille du jour de vote, en septembre 2021.

Cette dernière se présentait alors aux élections fédérales dans la circonscription de Beauport–Côte-de-Beaupré–Île-D’Orléans–Charlevoix sous la bannière conservatrice.

Dans sa publication, Noémie Simard, qui est l’ex du conjoint de Véronique Laprise, lui reprochait aussi de se faire «passer pour la mère de [s]es enfants» et de les utiliser pour mousser sa candidature, ce que la politicienne a nié catégoriquement.

La publication a été partagée plus d’une centaine de fois sur les réseaux sociaux en plus d’avoir suscité de nombreux commentaires négatifs à l’endroit de Véronique Laprise.

Un juge a condamné une femme à verser 6000 $ à l'ex-candidate du Parti conservateur du Canada Véronique Laprise (photo) pour avoir tenu des propos diffamatoires sur Facebook.
PHOTO DIANE TREMBLAY
Un juge a condamné une femme à verser 6000 $ à l'ex-candidate du Parti conservateur du Canada Véronique Laprise (photo) pour avoir tenu des propos diffamatoires sur Facebook.

Mensonges

Lors de son témoignage, celle-ci a affirmé qu’il s’agissait de propos mensongers et elle ne comprenait pas pourquoi Mme Simard lui faisait de tels reproches. Au contraire, les quelques contacts entre elles auparavant avaient été cordiaux, a-t-elle ajouté.

Cette histoire l’a d’ailleurs affectée au point de consulter un psychologue. «Alors qu’elle visitait les différents pôles dans le comté où elle se présentait, [elle] était nerveuse et craignait d’être interpellée publiquement et confrontée» aux propos de la publication, indique le jugement.

Par la suite, Véronique Laprise s’est retirée de la vie publique, en plus de limiter ses sorties, craignant d’être interpellée sur la rue ou dans les commerces de la municipalité où elle habite.

Pour nuire

Comme la publication a été diffusée à la veille du scrutin, il ne faisait aucun doute que l’intention était de nuire à la politicienne, selon le juge Claude Bouchard. Pour le magistrat, la publication de «propos mensongers outrepasse la liberté d’expression». Il s’agit plutôt de diffamation.

«La réputation pour une personne publique est très importante, sachant qu’elle s’expose davantage à des commentaires désobligeants en se présentant sous la bannière d’un parti politique. Cela dit, ces personnes ont aussi droit au respect de leur réputation et de leur vie privée», a noté le juge en condamnant Noémie Simard à verser au total 6000$ en dommages compensatoires et punitifs.

– Avec Michaël Nguyen

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