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Une histoire écrite en lettres de feu

C.J. Tudor
Photo courtoisie, Bill Waters C.J. Tudor

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L’écrivaine britannique C.J. Tudor va sûrement réussir à vous enflammer avec cette nouvelle histoire tout à fait captivante. 

C.J. Tudor
Photo courtoisie

En quatre ans seulement, la Britannique C.J. Tudor s’est taillé une place de choix sur la scène littéraire en enchaînant les best-sellers : après L’homme craie, le thriller qui a inauguré sa carrière d’écrivaine, en 2018, elle a signé La disparition d’Annie Thorne, puis L’ombre des autres. Ce à quoi s’ajoute maintenant Les incandescentes, un page turner qui va sûrement plaire aux amateurs de sensations fortes. 

En tout cas, nous, on l’a beaucoup aimé. Et on est loin d’être les seuls puisque Hans Rosenfeldt, le scénariste suédois à l’origine des séries The Bridge et Marcella, est en train d’en finaliser l’adaptation télé, le tournage des Incandescentes devant commencer au cours de l’été. 

Il y a quelques années, C.J. Tudor et sa famille ont quitté le nord de l’Angleterre pour s’installer dans le Sussex, une région très riche en histoire, en traditions et en folklore. Pourquoi on vous raconte ça ? Parce que tout part de là. 

« Quand on est arrivés ici, j’ai été frappée par la petite chapelle du village, dont l’apparence est aussi bizarre qu’effrayante, se rappelle C.J. Tudor, qu’on a pu joindre au téléphone juste avant le congé pascal. En la voyant, j’ai su que je devais écrire sur elle, qu’elle allait figurer dans mon prochain roman. Et ce faisant, je me suis également dit qu’il serait intéressant de créer un personnage de prêtre non conventionnel. »

Hautement inflammables 

Pour les besoins de la cause, C.J. Tudor a transposé son étrange petite chapelle dans le village imaginaire de Chapel Croft, qui a été marqué par un lourd passé : la nuit du 17 septembre 1556, pendant le règne de la reine Marie Ire (alias Marie la Sanglante), huit de ses habitants ont été arrêtés et condamnés à être brûlés vifs en raison de leur religion, les protestants étant alors considérés comme des hérétiques. 

« Dans l’est du Sussex, beaucoup de monuments ont ensuite été érigés dans les villages afin de célébrer la mémoire des martyrs protestants qui ont péri sur le bûcher au XVIe siècle, précise C.J. Tudor. Mais pour ajouter un côté effrayant à l’histoire, j’ai pris la liberté d’inventer les incandescentes. » Oui, celles-là mêmes qu’on retrouve dans le titre de son nouveau roman !

Propres à Chapel Croft, les incandescentes sont des poupées de brindilles confectionnées chaque année pour commémorer les martyrs du Sussex. Lorsqu’elle a été mutée dans ce village, la révérende Jack Brooks a d’ailleurs pris le temps de lire tout ce qu’il y avait à lire sur cette drôle de coutume locale qui, bien sûr, ne manquera pas d’intriguer aussi Flo, sa fille au look gothique de 15 ans. Car apparemment, les fantômes de deux d’entre eux reviendraient régulièrement hanter les vivants. Et malheur à celles et ceux qui les aperçoivent. 

« Je ne suis pas du tout croyante, mais je comprends que des gens puissent puiser du réconfort dans la religion, souligne C.J. Tudor. Pour moi, le principal défi a donc été de rendre Jack crédible en tant que prêtre. Mais je souhaitais également que les lecteurs puissent s’identifier à elle même s’ils n’avaient pas la fibre religieuse. Bref, il a fallu que je trouve le juste équilibre et j’ai vraiment aimé Jack, qui est finalement assez funky dans son genre ! »

Nombreux secrets

On aurait aimé pouvoir en dire autant des villageois. Qui ont peut-être l’air bien gentils, comme ça, mais qui semblent tous avoir leur lot de secrets. Par exemple, pourquoi avoir caché que le précédent pasteur, l’homme que Jack est venue remplacer, s’était suicidé ? Et qu’en est-il de ces deux adolescentes qui se sont volatilisées il y a une trentaine d’années et qui n’ont jamais été retrouvées ? Dernière question et non la moindre, pour quel motif obscur Jack va-t-elle recevoir un kit d’exorcisme quelques heures seulement après son arrivée ?

Avec C.J. Tudor aux commandes, impossible de s’ennuyer bien longtemps. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on l’aime autant. 

« Mais pour moi, il est maintenant de plus en plus difficile de terminer un roman, conclut-elle. Parce que je veux écrire des histoires plus complexes, et parce que je ne veux surtout pas entendre les lecteurs affirmer que le livre précédent était meilleur. » 

Une affirmation qu’elle ne risque pas d’entendre cette année !

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