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Sur scène le 7 mai à Sainte-Thérèse: les «Trajectoire(s)» de Paul Doucet

Sur scène le 7 mai à Sainte-Thérèse: les «Trajectoire(s)» de Paul Doucet
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Le comédien Paul Doucet vit une période effervescente qui ne s’essouffle pas, 28 ans après avoir plongé dans ce métier qui lui a fait plusieurs beaux cadeaux. 

Caméléon, il a «évité les pièges» pour ne pas être cantonné dans un type de rôle. Il a ainsi pu jouer un aumônier dans «Unité 9», prêter ses traits à Jean Duceppe dans la télésérie consacrée à ce géant ou encore se glisser dans les costumes extravagants d’un personnage inspiré de Douglas «Coco» Léopold dans «Funkytown».

On l’a vu plus récemment camper un ripou dans «District 31» et il est de la magnifique série «Le temps des framboises», disponible depuis peu sur Club illico.

Ce qu’on sait moins, c’est que le comédien de 52 ans a profité de la pandémie pour écrire pour la toute première fois, sortant ainsi de sa zone de confort. Dans «Trajectoire(s) – Paul Doucet», il brise le quatrième mur, entretenant un dialogue avec le téléspectateur et racontant son parcours d’acteur ainsi que sa vie personnelle. Véritable «exercice de mémoire», le projet lui permet de parler de ses inspirations, de ses lectures, films et musiques d’enfance, de sa première vedette coup de cœur, de ses années sur les bancs d’école, incluant à l’UQAM où il a étudié en théâtre, ainsi que de ses ateliers avec John Strasberg.

Après avoir présenté ce spectacle à une dizaine de reprises dans l’est du Québec l’an dernier, il l’offrira au Cabaret BMO de Sainte-Thérèse, le 7 mai.

En entrevue avec l'Agence QMI, Paul Doucet a dit que son parcours est universel, ce qui permet, à travers l’humour, les émotions et la nostalgie, de faire vibrer plusieurs cordes sensibles chez les spectateurs.

Et c’est tant mieux, car ce dont il avait envie à travers ce projet, «c’était de partir en tournée et de voir du monde», en réaction aux longues périodes de confinement de la première année pandémique. Il craignait par-dessus tout «de ne pas être signifiant» et ne voulait pas que sa proposition soit perçue comme «une thérapie [qu’il] se paye». Pour ce faire, il a voulu partager et divertir en même temps.

«J’entre et je sors des personnages que je joue, je redeviens moi, je me confie, je parle aux gens.» Et souhaitant aussi engager une conversation avec le public qui l’a suivi à travers tous ses rôles depuis 1994, il leur offre une période de questions & réponses à la toute fin.

Dans «Trajectoire(s) – Paul Doucet», l’artiste s’est entouré de ses amies Katia Gagné à la mise en scène et Josée Roussy, qui est la directrice artistique du Centre de création diffusion de Gaspé, où il a effectué une résidence d’écriture pour les besoins de la pièce.

Comme le spectacle est en «mouvement» et «dynamique», Paul Doucet continue de l’alimenter et, au moment de l’entrevue, il replongeait dans les textes pour être fin prêt à gratter la guitare pour rendre hommage à Elvis, jouer Jean Duceppe qui a été déterminant dans sa carrière il y a 20 ans, plonger dans l’univers de «Cyrano de Bergerac» ou encore livrer des souvenirs familiaux qui ont contribué à le façonner.

Même s’il est «fier d’avoir osé» et qu’il «reste humble», le trac est là à la veille de la représentation du 7 mai, parce que ses deux fils, sa sœur et des amis seront dans la salle, ce qui ajoute à l’émotion de partager des anecdotes les concernant eux aussi. Les billets sont en vente en ligne [https://odyscene.com].

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