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«Du monde, des mots»: David Goudreault partage son plaisir pour l’écriture

David Goudreault
Photo Courtoisie, ICI ARTV David Goudreault

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David Goudreault a visité des centaines de polyvalentes, de prisons, de résidences pour personnes âgées et d’organismes communautaires, ces dernières années, pour transmettre le goût des mots et de l’écriture. 

Le travailleur social, romancier et slameur n’est pas dupe, dans la mesure où il sait que ce ne sont pas tous les jeunes ni l'ensemble de ceux qui participent à ses ateliers d’écriture qui sont ouverts à la poésie, mais chaque fois qu’il réussit à grossir les rangs de son «armée» littéraire, il se dit qu’il a fait quelque chose de bien, comme le font chaque jour des milliers de professeurs appelés à transmettre des connaissances et à déclencher des passions.

Dans le premier épisode de la nouvelle série d’ICI ARTV Du monde, des mots, il est justement question de transmission.

«L’idée de la série, c’était de faire circuler l’inspiration, faire découvrir aussi des poètes québécois et rendre la poésie accessible», a dit l’artiste de 41 ans, lundi, en table ronde virtuelle.

«Pour moi, c’était une occasion de montrer ce que j’ai fait pendant les 10 dernières années alors qu’on avait l’impression que je m’épivardais dans les médias. J’ai quand même passé le plus clair de mon temps dans des classes, des organismes communautaires, des résidences, des prisons et des résidences à essayer de rendre la poésie la plus intéressante et accessible possible.»

La série de quatre épisodes, produite par Pamplemousse Média, a nécessité beaucoup de jours de tournage aux quatre coins du Québec. Elle met en lumière d’autres poètes, comme le souhaitait David Goudreault.

Le jeune Michael, un élève de 6e année de l’école primaire de Sainte-Flore, à Shawinigan, a tellement été marqué par un atelier d’écriture avec David Goudreault qu’il s’est mis à écrire et à écrire encore. Pourtant, on disait qu’il n’était pas le meilleur en classe. Le 18 juin prochain, il va lancer son premier recueil, comme quoi il n’est jamais trop tôt – ou trop tard, selon le cas – pour dire ce qu’on a à dire.

«Dans le cadre de cette série-là, ne serait-ce que ce qui s’est passé avec Michael, qui va publier son recueil le 18 juin, ça donne du sens à tout ce que j’ai pu faire cette année», a dit David Goudreault, conscient que la poésie ne trouve pas le même écho chez tout le monde. «Mais c’est étonnant à quel point des gens vont accrocher à la poésie, et si on ne leur avait pas proposé ils n’auraient jamais su que ça existait, ils n’auraient jamais su qu’ils ont ça en eux.»

Il croit que la poésie est «salvatrice» entre autres choses. «Ce qui est étonnant, c’est que la plupart du temps les gens vont écrire très près d’eux, des thèmes très personnels. Ils vont profiter de la poésie pour pratiquer l’introspection. [...] Ce qui est récurrent, c’est que les gens savent encore utiliser la poésie pour parler vrai.»

Dans les trois autres épisodes, il sera question de l’influence des mots, des barrières qu'ils font tomber et de leur capacité de soigner des maux, même les plus enfouis.

La série Du monde, des mots sera présentée sur ICI ARTV chaque vendredi, à 21h, à compter du 6 mai.

David Goudreault
Photo Courtoisie, ICI ARTV

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