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Immigration: ça prend un référendum

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Le gouvernement Legault a fait savoir la semaine dernière qu’il réclamerait à Ottawa tous les pouvoirs en matière d’immigration pour le Québec.

Ce qui relève du simple bon sens. 

Si nous voulons survivre comme peuple, à moyen et à long terme – et je ne serais pas loin de dire à court terme –, c’est ce domaine de notre vie collective que nous devons maîtriser absolument.  

Legault

Sans oublier que, contrairement à ce que disent certains commentateurs qui n’en connaissent pas grand-chose, nos pouvoirs en immigration sont très limités.

Le gouvernement Legault a donc raison de les réclamer à Justin Trudeau. 

Mais sans surprise, ce dernier a dit non. Tout simplement non. En la matière, Ottawa décide. C’est même une question d’intérêt vital pour le Canada, de son point de vue. 

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Ottawa peut bien envisager la concession de quelques mesures mineures, mais sur le fond des choses, son refus est profond.

Que fera Québec? 

Est-ce que le gouvernement Legault se contentera de dire que c’est bien dommage, pour passer à autre chose, en confessant par là que sa défense de l’identité québécoise s’opère dans le périmètre étroit que lui concède Ottawa? 

Se contentera-t-il encore une fois de son nationalisme strictement verbal? 

Ou décidera-t-il d’imposer une épreuve de force à Ottawa pour l’obliger à tenir compte de nos revendications?

S’il décidait de privilégier cette dernière option, une solution s’offre à lui d’ici quelques mois.

Ottawa

Le gouvernement du Québec pourrait organiser, en même temps que les prochaines élections, un référendum sectoriel portant sur le rapatriement des pouvoirs en immigration vers Québec (il pourrait même y ajouter les pleines compétences sur la question linguistique).  

S’il le fait, il obtiendra assurément une forte majorité (on voit mal les autres partis s’y opposer) et pourrait forcer Ottawa à négocier et à céder.

Et si Ottawa s’entête à dire non, les Québécois en tireront peut-être certaines conclusions...

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