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Relations sexuelles avec un élève: une professeure suppléante écope de 15 mois de prison

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Capture d'écran Arielle Leclerc-Fortin, coupable

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Une enseignante suppléante pour qui l’interdit d’avoir des relations sexuelles avec un élève suscitait de l’excitation a écopé d’une peine de 15 mois de détention.

• À lire aussi: Une enseignante suppléante de Sherbrooke arrêtée pour agression sexuelle

Arielle Leclerc-Fortin a rencontré sa victime à l’école où elle travaillait. La jeune femme, alors âgée de 22 ans, lui a enseigné à deux reprises. C’est lors de la deuxième rencontre que l’adolescent lui a demandé son identifiant SnapChat afin qu’ils puissent communiquer ensemble. 

Ils ont poursuivi leurs échanges sur ce réseau social. C’est l’enseignante qui a ensuite pris l’initiative de proposer de faire quelque chose». 

Incapacité à consentir

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«Elle était au fait des conséquences d’avoir une relation sexuelle avec lui, considérant la situation d’autorité», a résumé lundi la procureure de la Couronne au dossier, Me Laïla Belgharras-Cardin, avant que l’accusée n’écope de 15 mois d’incarcération au palais de justice de Sherbrooke.

Le mineur, qu’on ne peut identifier, était âgé de 16 ou 17 ans. La relation interdite aura été brève. L’enseignante et le jeune ont eu deux relations sexuelles, les premières de la victime. 

D’ailleurs, l’accusée a admis que dès le début de leur idylle, elle avait remarqué que le jeune «ne semblait pas très à l’aise».

Mais ce dernier a pour sa part insisté auprès des enquêteurs : il ne se voyait pas comme une victime. 

«Il consentait, malgré l’incapacité légale de le faire, a précisé la procureure de la Couronne. Il a quand même senti qu’il ne pouvait plus reculer.»

  • Écoutez la juge Nicole Gibeault au micro de Geneviève Pettersen sur QUB radio :

La pensée magique

Si Mme Leclerc-Fortin a succombé à ses désirs malgré sa position d’autorité, c’est qu’elle avait «la pensée magique qu’elle ne se ferait pas prendre».

Et l’interdit de la relation suscitait une certaine excitation sexuelle chez elle, a-t-on appris en cour.

Après son arrestation, l’accusée avait rapidement admis son crime aux policiers. Sa collaboration a d’ailleurs contribué au fait qu’elle a pu bénéficier d’une peine plus clémente. L’accusée aurait en effet fait preuve d’une grande introspection, en plus d’exprimer de l’empathie pour la victime. 

«Quelle erreur de parcours! Mais selon le rapport [présentenciel], il est évident qu’on ne vous reverra pas, je n’ai aucune inquiétude pour vous», a commenté la juge Danielle Côté.

Arielle Leclerc-Fortin devra respecter une probation de deux ans et ne pourra pas occuper d’emploi la mettant en autorité envers des personnes de moins de 16 ans.